L’année du chat

Dans « l’année du chat » (Seuil, 2014), Karine Miermont nous livre le récit des derniers mois de vie de sa chatte Niña, atteinte d’un cancer.

 Niña a 14 ans quand le livre commence. Son nom est dû au fait qu’elle est née en Espagne. Elle vit à Paris, dans un immeuble où elle ne se gêne pas pour visiter les appartements voisins, adorée par Karine, son mari et leurs deux enfants adolescents. Lorsqu’une tumeur apparaît sur son dos, on diagnostique un cancer incurable. Des séances de radiothérapie sont néanmoins pratiquées de manière à freiner l’évolution du mal. Continuer la lecture de « L’année du chat »

Villa Jasmin

Dans « Villa Jasmin » (Librairie Arthème Fayard, 2003), Serge Moati raconte la vie de son père, décédé à Tunis en 1957 alors qu’il avait onze ans.

 L’auteur de « Villa Jasmin », journaliste et réalisateur, ne s’appelle pas Serge Moati, mais Henry Haïm Moati. Serge était le prénom de son père. Pour le jeune Henry, un mythe d’une envergure écrasante, et aussi une cruelle absence. Le livre vibre de l’admiration du fils pour son père, et de la frustration de l’avoir perdu trop vite. Continuer la lecture de « Villa Jasmin »

Je suis le Libanais

Dans « Io sono il Libanese » (Einaudi, 2012, traduit en français sous le titre « je suis le Libanais »), Giancarlo de Cataldo raconte les débuts d’un futur patron de la pègre à Rome.

 Giancarlo de Cataldo est juge d’affaires criminelles à Rome. Il est aussi l’auteur de polars fondés sur la réalité historique du crime en Italie, dont le plus célèbre est « Romanzo criminale », publié en 2002, qui raconte la vie de la Magliana, une bande de truands à Rome entre 1978 et 1992. « Je suis le Libanais » remonte au début des années 1970 et se polarise sur le futur boss de la bande, surnommé Le Libanais. Continuer la lecture de « Je suis le Libanais »

L’écrivain

Dans « L’Écrivain », publié en 2001 sous son pseudonyme Yasmina Khadra, Mohamed Moulessehoul raconte son passé d’enfant soldat et l’émergence de sa vocation littéraire.

 Mohamed Moulessehoul, né en 1955 dans le Sahara algérien, est fils d’un infirmier devenu pendant la guerre d’Algérie officier de l’Armée de Libération Nationale et d’une nomade. À l’âge de neuf ans, son père l’emmène dans l’école de cadets d’El Mechouar, près de Tlemcen. « L’écrivain » est une autobiographie qui commence au moment de cet abandon et s’achève lorsque, en possession du bac, Mohamed doit choisir entre la carrière d’officier et sa vocation d’homme de lettre. Ce n’est qu’à partir de 2000 que, ayant pris sa retraite de l’armée après avoir participé aux opérations militaires contre les maquis islamistes dans les années quatre-vingt dix, il se consacre à plein temps à son œuvre littéraire. Continuer la lecture de « L’écrivain »