Winter Sleep

Palme d’Or au Festival de Cannes 2014, « Winter Sleep » du réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan met en scène l’effritement progressif d’un home trop sûr de lui.

 Aydin (Haluk Bilginer), un homme d’une soixantaine d’années, est propriétaire d’un hôtel de charme en Cappadoce dont les chambres sont des habitations troglodytes aménagées. Il y vit en compagnie de sa femme Nihal (Melisa Sözen), une belle femme de trente ans sa cadette et de sa sœur Necla, venue se réfugier à la suite d’un douloureux divorce. Le nom de l’hôtel, Othello, rappelle qu’Aydin a été un comédien connu. Continuer la lecture de « Winter Sleep »

Chante ton bac d’abord

« Chante ton bac d’abord », film de David André, invente un genre cinématographique nouveau, entre le documentaire et la comédie musicale.

 Ils sont six adolescents de Boulogne sur mer qui forment un groupe de copains : Gaëlle, la narratrice de leur histoire, Alex, Nicolas, Rachel, Caroline, Alice. Ils sont en terminale. Dans quelques mois, ce sera le bac, puis le passage à une autre étape de leur vie. Continuer la lecture de « Chante ton bac d’abord »

Nicolas de Staël, lumières du nord, lumières du sud

Le Musée d’art moderne André Malraux du Havre (MuMa) présente jusqu’au 9 novembre une exposition intitulée : « Nicolas de Staël. Lumières du nord. Lumières du sud ».

 L’exposition a été réalisée à l’occasion du centenaire de la naissance de Nicolas de Staël, né à St Petersburg en 1914 et décédé à Antibes en 1955. Elle se concentre sur la période commencée en 1952, pendant laquelle l’artiste se consacre à la peinture de paysages à la frontière entre l’abstrait et le figuratif. Continuer la lecture de « Nicolas de Staël, lumières du nord, lumières du sud »

À Damas ensemble contre l’épidémie en 1348

Au moment où augmentent les craintes de l’épidémie d’Ebola, où la guerre fait rage en Syrie et où s’aiguisent les haines religieuses, il est bon de lire le récit du séjour à Damas du voyageur Ibn Battûta (ابن بطوطة ), né en 1304 et mort en 1377.

Originaire de Tanger, juriste religieux, Ibn Battûta quitta le Maroc vers l’âge de 20 ans pour effectuer le pèlerinage à La Mecque. Il s’enthousiasma alors pour les voyages au point de parcourir environ 120.000 km en trente ans de pérégrinations jusqu’en Chine et en Inde. Continuer la lecture de « À Damas ensemble contre l’épidémie en 1348 »