Nommer le vivant, dire le monde

Le musée d’ethnographie de la ville de Bordeaux, rouvert récemment, présente une exposition intitulée « nommer le vivant, dire le monde ».

Ce tout petit musée, situé dans un bâtiment de l’Université Bordeaux Victoire, a été créé en 1894. Son histoire est liée à la faculté de médecine, qui formait des médecins de marine. Ils parcouraient le monde entier et lui apportaient des objets des objets caractéristiques des peuples rencontrés. Le musée n’expose pas sa collection permanente, mais propose des expositions temporaires en écho aux recherches scientifiques. Continuer la lecture de « Nommer le vivant, dire le monde »

Mon coeur à l’étroit

« Mon cœur à l’étroit », roman de Marie Ndiaye (2007) se présente comme un conte fantastique dans lequel les humains, la nourriture et la ville elle-même se liguent pour punir les protagonistes d’un crime originel.

Nadia et Ange, la cinquantaine, formaient un couple heureux, appréciés par leurs voisins d’appartement bordelais dans la très chic rue de l’Esprit des Lois, reconnus comme d’excellents enseignants dans l’école où tous deux exerçaient. Continuer la lecture de « Mon coeur à l’étroit »

Les alchimies

Dans « Les alchimies » (Seuil, 2023), Sarah Chiche emmène le lecteur sur les traces de médecins fascinés par Goya et sa connaissance intime de l’esprit humain, bien décidés à entrer eux-mêmes dans l’univers du peintre.

 Camille Cambon est médecin légiste, comme son père lui-même l’avait été. Elle reçoit un courriel l’invitant à rencontrer à Bordeaux quelqu’un qui lui parlera du crâne de Francisco de Goya. Lors de l’inhumation du peintre, mort dans cette ville en 1828, on avait constaté l’absence de sa tête. Pierre Cambon, le père de Camille avait écrit un livre sur Goya. Continuer la lecture de « Les alchimies »