Aux Pays-Bas, vivre avec les rivières

Dans the Observer du 16 février, Tracy McVeigh signe un article intitulé « la solution hollandaise aux inondations : vivez avec l’eau, ne la combattez pas.

 Les dramatiques inondations en Bretagne et en Grande Bretagne posent un problème immédiat aux hommes politiques. Au Royaume Uni, David Cameron paye cher la réduction de 20% des crédits de l’Agence de l’Environnement. Mais le principal enjeu est à moyen terme : quelle politique mener, alors que le changement climatique rend les phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus probables. Continuer la lecture de « Aux Pays-Bas, vivre avec les rivières »

Le Trône Vide

« Il Trono Vuoto » (le Trône Vide) est le premier roman de Roberto Andò et la source de son film « Viva la Libertà ».

 Lorsque le Secrétaire du principal parti d’opposition, lassé de l’insignifiance de la vie politique et écœuré par des sondages désastreux, disparait sans laisser de trace, les apparatchiks ont l’idée de le remplacer par son frère jumeau. Celui-ci, fraîchement sorti de l’hôpital psychiatrique, cite dans ses discours Goethe et Brecht, apporte un souffle nouveau, fait rebondir les sondages et remplace son jumeau jusque dans le lit de sa femme. Continuer la lecture de « Le Trône Vide »

Viva la Libertà !

Dans « Viva la Libertà », Roberto Andò nous offre une mémorable comédie burlesque sur la politique italienne avec, dans les deux rôles principaux, Toni Servillo.

 Enrico Oliveri (Toni Servillo) est le dirigeant du principal parti d’opposition italien. A quelques semaines des élections, sa cote de popularité et celle de son parti sont au plus bas. Comme personne et comme organisation, ils n’accrochent plus avec la population. Ecœuré, il disparait et trouve refuge à Paris chez Danielle (Valeria Bruni Tedeschi), une femme qu’il a fréquentée il y a 25 ans. Continuer la lecture de « Viva la Libertà ! »

La Russie à l’heure de Sotchi

La chaîne de télévision Arte a consacré le 28 janvier une soirée thématique à la Russie, avec la diffusion de deux documentaires : « quand Poutine fait ses jeux » d’Alexander Gentelev et « l’ombre de Staline » de Thomas Johnson.

 La tenue des jeux olympiques d’hiver à Sotchi est en soi une aberration. Cette station balnéaire bénéficie d’un climat subtropical ; les montagnes enneigées sont distantes de 50km et ne bénéficiaient que d’équipements rudimentaires. Le choix de Sotchi a été imposé par un homme, Poutine. Le budget initial était pharaonique : 12 milliards de dollars, soit six fois plus que celui des jeux d’hiver précédents. Continuer la lecture de « La Russie à l’heure de Sotchi »