Chronique d’étonnement n°107

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je parviens encore à m’étonner du cynisme du président des États-Unis ; j’admire le courage de responsables israéliens dénonçant les exactions commises par des colons contre des Palestiniens, avec la complicité, voire la participation, de forces de sécurité ; j’apprends la démission du gouvernement italien du sous-secrétaire d’État à la Justice, proche de milieux mafieux ; je m’étonne de la vague numérique à Londres ; enfin, la transformation de la maison d’arrêt de Béziers en hôtel éveille ma curiosité. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°107 »

Perpétuité

Dans « Perpétuité » (Éditions Verticales, Gallimard, 2025), Guillaume Poix raconte une nuit vécue par les surveillants dans une maison d’arrêt du sud de la France.

Une équipe de onze surveillants sont de garde de 18h45 à l’aube. Ils ont la charge de 950 personnes détenues, alors que l’effectif de jour est de presque une centaine d’agents. Continuer la lecture de « Perpétuité »

Mes bonnes, mes pauvres, mes chères sœurs

La visite commentée du château de Cadillac sur Garonne et de l’église Saint-Martin toute proche nous a fait découvrir un personnage attachant : Alcide Vital Lataste, devenu frère Jean-Joseph chez les Dominicains. Il a été surnommé « l’apôtre des prisonniers ».

 Transhumances a rendu compte de l’exposition « Effacées, l’enfermement au féminin au château de Cadillac, 1822-1951 ». La direction du château propose des visites guidées faisant revivre la longue histoire pénitentiaire de ce lieu. Chacune des pièces, aujourd’hui décorées de tapisseries, de sculptures et de peintures du dix-septième siècle, est replacée dans le contexte carcéral de la maison de force et de correction et de l’école de préservation que fut le château au dix-neuvième et vingtième siècles. Continuer la lecture de « Mes bonnes, mes pauvres, mes chères sœurs »

Sexualité et prison

Dans « Sexualité et prison, désert affectif et désirs sous contrainte » (Max Milo, 2009), le sociologue Arnaud Gaillard explore l’impact de l’emprisonnement sur la manière d’exister corporellement de ceux et celles qui la subissent.

La sexualité ne se réduit pas à l’usage des organes génitaux. L’auteur la définit  comme « un désir, analysable comme le ressenti conscient ou inconscient d’un besoin de l’autre comme objet d’excitation et comme semblable à rencontrer ». Elle commence par un regard, un toucher, une odeur. Continuer la lecture de « Sexualité et prison »