Sexualité et prison

Dans « Sexualité et prison, désert affectif et désirs sous contrainte » (Max Milo, 2009), le sociologue Arnaud Gaillard explore l’impact de l’emprisonnement sur la manière d’exister corporellement de ceux et celles qui la subissent.

La sexualité ne se réduit pas à l’usage des organes génitaux. L’auteur la définit  comme « un désir, analysable comme le ressenti conscient ou inconscient d’un besoin de l’autre comme objet d’excitation et comme semblable à rencontrer ». Elle commence par un regard, un toucher, une odeur. Continuer la lecture de « Sexualité et prison »

Les prisons de Guillaume Apollinaire

Criminocorpus, Musée d’histoire de la justice, des crimes et des peines, a consacré une exposition virtuelle aux prisons de Guillaume Apollinaire.

Du 7 au 12 septembre 1911, Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky, connu comme Guillaume Apollinaire, a été incarcéré à la Maison d’arrêt de la Santé à Paris. Durant sa détention, il rédigea une série de courts poèmes qui, sous le titre « À la Santé », furent par la suite intégrés au recueil « Alcools ». Au lendemain de sa mise en liberté provisoire, il signa également, pour un quotidien parisien, deux articles dont l’un qu’il titra « Mes prisons ». Continuer la lecture de « Les prisons de Guillaume Apollinaire »

Les baptêmes de Lucas

Trois chercheurs en sociologie, issus de la Direction des services pénitentiaires d’Outre-mer et de Sciences Po, ont publié en mars 2025 un rapport sur les factions criminelles brésiliennes en Guyane.

Des factions criminelles originaires du Brésil sont en compétition pour maîtriser la chaîne de valeur d’activités illicites en Guyane : cocaïne, orpaillage illégal, prostitution, blanchiment d’argent. La frontière avec le Brésil (730 km) et avec le Surinam (510 km) est si longue que son franchissement pour des activités illégales est aisée. Continuer la lecture de « Les baptêmes de Lucas »

Chronique d’étonnement n°105

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je m’étonne de l’insistance de Jack Lang à se déclarer « blanc comme neige » dans l’affaire Epstein ; j’ignorais qu’il serait peut-être possible de produire de l’eau sur la lune ; la question d’une petite-fille me fait prendre conscience de ce que le concept de justice n’a rien d’évident. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°105 »