La route d’Istanbul

Arte TV a récemment diffusé un beau téléfilm de Rachid Bouchared,  » la route d’Istanbul », qui raconte le parcours d’une mère à la recherche de sa fille partie faire le Jihad en Syrie.

Élisabeth (Astrid Whetnall) est infirmière dans une zone rurale de Belgique. Elle vit seule avec sa fille Élodie (Pauline Burlet) dans une grande maison au bord d’un lac. Leur cadre de vie est splendide mais isolé et, pour Élodie, désolant. Élisabeth ne se rend pas compte de ce qui se passe chez sa fille, comment elle sèche l’école et abandonne le club de basketball, comment elle passe des heures à regarder des vidéos islamistes, comment elle est tombée amoureuse de Kader, un jeune converti à l’islam. Continuer la lecture de « La route d’Istanbul »

À propos de mode islamique

Le débat sur le voile islamique a été récemment relancé par l’appel au boycott de marques de prêt à porter offrant une gamme de vêtements islamiques, lancé par des militantes féministes dont Élisabeth Badinter.

« Le voile n’est pas un phénomène de mode, c’est un asservissement de la femme, la revendication d’un signe politique. La question du voile à l’université est posée (…) Bien sûr, il y a l’économie et le chômage, mais l’essentiel c’est la bataille culturelle et identitaire ». De qui est cette affirmation ? De Nicolas Sarkozy ? Non, de Manuel Vals. Continuer la lecture de « À propos de mode islamique »

Les jougs de Jérémie

Dans « Les jougs de Jérémie » (Le Corridor Bleu, 2016, 84 pages), Agnès Gueuret évoque sous forme poétique le prophète comme un « homme de chair et de sang, pris en son temps dans les tourmentes de l’Histoire ».

Jérémie a parfois mauvaise presse. On raille ses « jérémiades », les plaintes que le sac de Jérusalem arrache au prophète impuissant. « Jérémiades » signifie dans le langage courant « plainte, récrimination sans fin et qui importune ». Continuer la lecture de « Les jougs de Jérémie »

Les innocentes

Dans « les innocentes », la réalisatrice Anne Fontaine plonge dans la vie d’un couvent de Bénédictines dévasté par la violence d’un viol collectif.

 En 1945, l’Armée Rouge a envahi la Pologne. Trois jours durant, des soldats violent la vingtaine de religieuses d’un petit couvent de Bénédictines. La hantise de la mère supérieure (Agata Kulesza, déjà protagoniste de Ida) est de protéger ses ouailles du scandale (de même que, dans le film Spotlight, l’évêque de Boston est obsédé par le risque que la révélation des agissements de prêtres pédophiles entache la réputation de l’Église). Neuf mois plus tard, c’est l’heure des accouchements. Continuer la lecture de « Les innocentes »