Eloge du blasphème

Dans « Éloge du blasphème » (Grasset, 2015), la journaliste Caroline Fourest revient sur la tuerie de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, et sur les réactions qu’elle a suscitées.

Caroline Fourest est une ancienne de Charlie Hebdo. À ce titre, le massacre de ses camarades par les frères Kouachi la touche personnellement ; à ce titre aussi, elle a été fréquemment invitée sur les plateaux de télévision. Continuer la lecture de « Eloge du blasphème »

Les Vagues et le Grand Huit

En ce jour de forte mer, il règne sur la plage une ambiance de fête foraine.

 La mer est forte cet après-midi à Carcans Plage (Gironde). Les vagues s’écrasent lourdement sur le rivage ; le courant latéral est puissant. Il fait plein soleil et bien que le vent du nord soit frais et que la température de l’eau n’excède pas 18°, il fait bon se baigner. Des centaines de personnes de tous âges sont à l’eau sous le regard attentif des sauveteurs nautiques. Continuer la lecture de « Les Vagues et le Grand Huit »

Murs de la honte

Le gouvernement hongrois vient d’entreprendre la construction d’une barrière de 4m de haut le long de ses 175km de frontière avec la Serbie pour dissuader les immigrants.

 L’explosion de liesse qui accompagna en novembre 1989 la chute du « mur de la honte » à Berlin a pu laisser penser que la mondialisation était en train de rendre obsolètes forteresses et bunkers. Force est bien de constater qu’à une fluidification croissante des flux d’information, de marchandises et de capitaux répond une terreur accrue des « invasions barbares » et la volonté de se protéger des flux de migrants. Continuer la lecture de « Murs de la honte »

Quelle terreur en nous ne veut pas finir ?

Dans son essai « quelle terreur en nous ne veut pas finir ? », Frédéric Boyer interroge notre aveuglement féroce et barbare à l’égard des immigrants.

 Quels sentiments dominent en nous lorsque les médias mettent sous nos yeux l’odyssée des migrants qui tentent de franchir la Méditerranée au péril de leur vie pour joindre l’eldorado européen ? Un peu de pitié, c’est certain. Mais aussi du fatalisme : les vagues d’immigrants seraient aussi nuisibles et inévitables que les inondations et les tsunamis. De la lassitude et de la lâcheté : nous sommes saturés d’images de malheur, nous ne voulons plus les voir. Et aussi de la peur : nous craignons que les nouveaux venus nous submergent, prennent nos emplois, mettent nos systèmes sociaux en faillite, voire nous remplacent dans notre propre pays. Continuer la lecture de « Quelle terreur en nous ne veut pas finir ? »