007 Spectre

France 2 vient de diffuser « 007 Spectre », film réalisé par Sam Mendes en 2015 avec Daniel Craig dans le rôle de James Bond.

 Le contre-espionnage britannique est à un tournant. Le nouveau patron, Max Denbigh (Andrew Scott) a décidé de supprimer la section double-zéro. Les agents sont vulnérables et faillibles : place au renseignement et aux drones. Face aux attentats qui se multiplient dans le monde, neuf états nationaux mettront en commun leurs informations dans un système informatique sophistiqué qui mettra le monde sous surveillance. Continuer la lecture de « 007 Spectre »

Canal Mussolini

« Canal Mussolini » est le plus connu des romans d’Antonio Pennacchi, décédé le 3 août dernier à l’âge de 71 ans. Il a été récompensé par le prix Strega, l’équivalent de notre Goncourt, en 2012.

Pennacchi est né et mort à Latina, une ville créée de toutes pièces dans le cadre de l’assainissement des Marais pontins en 1932. Il y a été ouvrier pendant trente ans, avant de commencer tardivement une carrière d’écrivain. Continuer la lecture de « Canal Mussolini »

La mort en ce jardin

Arte TV a récemment diffusé « La mort en ce jardin », film de Luis Buñuel (1956).

Des chercheurs de diamant se révoltent lorsque des militaires viennent leur signifier que l’exploitation est nationalisée et qu’ils doivent immédiatement cesser leur activité. La répression est brutale. Un leader blessé est fusillé. Des têtes sont mises à prix, des otages seront exécutés s’ils ne sont pas livrés. Continuer la lecture de « La mort en ce jardin »

Quand Bernard Tapie écrivait de prison

Bernard Tapie, décédé le 3 octobre 2021, a été plusieurs fois condamné à la prison. Il a effectivement été incarcéré du 3 février au 25 juillet 1997, brièvement à la prison de la Santé à Paris, puis à Luynes, près d’Aix en Provence.

 Pendant sa détention, il a écrit un livre, « Librement », publié chez Plon l’année suivante. Il y explique pourquoi il n’accepte pas la sanction qui lui était infligée. Il estime être la victime d’un complot : « la guerre – puisqu’il faut l’appeler par son nom – a commencé lorsque je suis entré au gouvernement en 1992. On aurait pu accepter le reste mais pas que je devienne ministre. C’était bien plus que ces mondes de pouvoirs enchevêtrés ne pouvaient admettre. Le vrai motif de leur coalition était bien mon insupportable singularité. Isolé, j’étais amusant. Engagé, j’étais déjà inquiétant. Populaire, je suis devenu carrément dangereux. » Continuer la lecture de « Quand Bernard Tapie écrivait de prison »