La langue arabe, trésor de France

Jack Lang, président de l’Institut du Monde Arabe, publie un plaidoyer en faveur de l’enseignement de l’arabe en France : « La langue arabe, trésor de France » (Cherche-midi, 2020).

Jack Lang rappelle que « l’arabe est aujourd’hui la cinquième langue la plus pratiquée dans le monde : plus de 430 millions de locuteurs dans une soixantaine de pays. Elle compte parmi les six langues officielles de l’ONU. Elle est une grande langue vivante et universelle ». Continuer la lecture de « La langue arabe, trésor de France »

La trace et l’aura

Dans « La trace et l’aura, vies posthumes d’Ambroise de Milan (IV° – XVI° siècle) », l’historien Patrick Boucheron s’attache aux « traces » qu’a laissées Saint Ambroise, né à Trêves vers 340 et mort à Milan le 4 avril 397 et à ce que les générations successives de Milanais ont fait de son « aura » dans le contexte politique et religieux de leur époque.

Ayant vécu à Milan et assisté aux célébrations de la fête du saint patron de la ville le 7 décembre, j’ai eu envie de lire ce livre. Je m’attendais à un ouvrage de vulgarisation. C’est en réalité un « pavé » scientifique de plus de 500 pages, dont la moitié de notes et de bibliographie. Continuer la lecture de « La trace et l’aura »

Les âmes errantes

Dans « les âmes errantes » (2017), le psychothérapeute Tobie Nathan cherche à comprendre ce qui pousse des jeunes issus de l’immigration vers la radicalité islamique.

Depuis quarante-cinq ans, Tobie Nathan pratique la psychiatrie auprès de migrants. Il a rencontré en consultation de nombreux jeunes radicalisés ou en voie de l’être. Il évoque le parcours de plusieurs d’entre eux dans « les âmes errantes ». Continuer la lecture de « Les âmes errantes »

Au Café existentialiste

Dans « Au café existentialiste, la liberté, l’être et le cocktail à l’abricot », la philosophe anglaise Sarah Bakewell livre un formidable récit de la naissance et du développement de l’existentialisme.

La quatrième de couverture explique le titre de ce passionnant ouvrage : « Paris, 1932. Trois amis se réunissent dans un célèbre café de Montparnasse. Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir écoutent Raymond Aron, de retour de Berlin, parler d’une forme de pensée radicalement neuve qu’il a découverte : la phénoménologie. En guise d’explication, Aron pointe son verre du doigt et dit à Sartre : « Tu vois, tu peux parler de ce cocktail, et c’est de la philosophie ! » Intrigué et inspiré, Sartre élabore une théorie philosophique fondée sur l’existence vécue, dont le quartier de Saint-Germain-des-Prés va devenir l’emblème. » Continuer la lecture de « Au Café existentialiste »