Frères migrants

Dans son essai « Frères migrants » (Seuil 2017), Patrick Chamoiseau plaide pour un nouveau regard sur les migrants, au nom d’une « mondialité » opposée à la mondialisation néo-libérale.

Il y a un paradoxe dans le rejet de l’immigration par de vastes secteurs de l’opinion en Europe. « Les États-nations d’Europe (…) qui ont tant migré, tant brisé de frontières, tant conquis, dominé, et qui dominent encore, veulent enchouker à résidence misères terreurs et pauvretés humaines. Ils prétendent que le monde d’au-delà de leurs seules frontières n’a rien à voir avec leur monde. » Continuer la lecture de « Frères migrants »

Comment nous protéger des prochaines crises

Dans « Comment nous protéger des prochaines crises » (2018), Jacques Attali prévient de l’inéluctabilité d’une crise multiforme aux conséquences dramatiques, et propose des principes applicables aux individus, aux entreprises et aux nations.

Jacques Attali n’y va pas par quatre chemins. « Chacun sent bien que nous vivons comme un avant-guerre (…) et que procrastiner ne sera plus très longtemps possible. » Certes, des indicateurs sont au vert, tels que le pourcentage d’humains vivant sous le seuil de pauvreté ou l’allongement de la durée de la vie. Mais l’humanité vit à crédit et cela ne peut pas durer. Continuer la lecture de « Comment nous protéger des prochaines crises »

La langue arabe, trésor de France

Jack Lang, président de l’Institut du Monde Arabe, publie un plaidoyer en faveur de l’enseignement de l’arabe en France : « La langue arabe, trésor de France » (Cherche-midi, 2020).

Jack Lang rappelle que « l’arabe est aujourd’hui la cinquième langue la plus pratiquée dans le monde : plus de 430 millions de locuteurs dans une soixantaine de pays. Elle compte parmi les six langues officielles de l’ONU. Elle est une grande langue vivante et universelle ». Continuer la lecture de « La langue arabe, trésor de France »

La trace et l’aura

Dans « La trace et l’aura, vies posthumes d’Ambroise de Milan (IV° – XVI° siècle) », l’historien Patrick Boucheron s’attache aux « traces » qu’a laissées Saint Ambroise, né à Trêves vers 340 et mort à Milan le 4 avril 397 et à ce que les générations successives de Milanais ont fait de son « aura » dans le contexte politique et religieux de leur époque.

Ayant vécu à Milan et assisté aux célébrations de la fête du saint patron de la ville le 7 décembre, j’ai eu envie de lire ce livre. Je m’attendais à un ouvrage de vulgarisation. C’est en réalité un « pavé » scientifique de plus de 500 pages, dont la moitié de notes et de bibliographie. Continuer la lecture de « La trace et l’aura »