La grotte du Pech Merle

La visite de la grotte du Pech Merle offre au visiteur une double émotion : celle d’une merveille naturelle et celle de la rencontre avec une civilisation disparue.

La grotte du Pech Merle se situe à une vingtaine de kilomètres à l’est de Cahors, près du village typique de Saint Cirq Lapopie. Elle fut découverte en 1922. Contrairement à sa presque voisine de Lascaux, c’est bien la grotte que l’on visite, et non une réplique ; pour la protéger, un numérus clausus de visiteurs a été imposé : pas plus de 700 visiteurs par jour, pas plus de 25 personnes par groupe de visiteurs. Continuer la lecture de « La grotte du Pech Merle »

Boussole

« Boussole », roman de Mathias Esnard, a obtenu le Prix Goncourt 2015. C’est un monument d’érudition, avec des passages merveilleusement écrits.

Beethoven possédait une boussole particulière : son aiguille pointait à l’est, pas au nord. Il s’agissait naturellement d’un truc : sous le plancher apparent de la boussole, l’aiguille indiquait bien le nord ; au-dessus du plancher se voyait une aiguille postiche, vissée à angle droit sur l’aiguille magnétique. Mais pour le musicien, le message était clair : la source de la culture n’est pas au nord, mais à l’orient. Continuer la lecture de « Boussole »

Donner corps à nos désirs

Osons-nous donner corps à nos désirs ? Ou bien nous barricadons-nous derrière nos interdits et nos habitudes ? Cette question se pose aussi bien pour les individus que pour les sociétés.

Dans « le fabuleux destin d’Amélie Poulain », film culte de Jean-Pierre Jeunet (2001), Amélie s’ingénie à faire le bien aux autres tout en se rendant invisible. Mais quand elle tombe amoureuse de Nino Quincampoix, les stratagèmes n’ont plus cours : il faut prendre le risque de la rencontre, la rencontre des corps. Continuer la lecture de « Donner corps à nos désirs »

Buffet froid

Arte TV a récemment diffusé « Buffet froid », le film culte de Bertrand Blier réalisé en 1979.

Dans la gare RER de La Défense, totalement désertée, Alphonse Tram (Gérard Depardieu) trompe son ennui en abordant un autre homme seul qui a, dit-il, un air de comptable (Michel Serrault). Le ronronnement des escaliers mécaniques, le bruit sec des pas sur le béton du quai contribuent à rendre l’atmosphère étouffante. Alphonse ne se départ jamais de son manteau, ni, dans la poche de son manteau, de son couteau. Ce couteau lui sert à couper sa viande, mais ce pourrait être aussi de la viande humaine. Plus tard, le comptable est retrouvé agonisant dans un couloir du RER, le couteau d’Alphonse planté dans le ventre. Continuer la lecture de « Buffet froid »