Ce lien entre nous

Dans « ce lien entre nous » (« the line that held us »), le romancier David Joy raconte comment un meurtre par accident et la tentative de le camoufler mettent deux hommes face à face, à la vie et à la mort.

Pour « La Grande Librairie », François Busnel était allé en Caroline du Nord dans les Appalaches interviewer le jeune romancier David Joy, né en 1983. Joy vit dans une maison en bois au cœur d’une forêt de montagne. C’est là que se déroule l’action de « ce lien entre nous ». Et comme le dit l’auteur, les gens et les lieux sont si intimement noués les uns aux autres qu’il est vain de chercher à les dénouer. Continuer la lecture de « Ce lien entre nous »

Histoire d’un Allemand

« Histoire d’un Allemand, souvenirs 1914-1933 », livre écrit par Sebastian Haffner en 1938, a été découvert par son fils après sa mort en 1999. Il a été traduit par Brigitte Hébert et publié en France par Actes-Sud en 2002-2003.

Sebastian Haffner, de son vrai nom Raimund Pretzel, avait 7 ans lorsqu’éclata la première guerre mondiale. Il a été témoins d’événements qui ont bouleversé le destin des Allemands : en 1914, l’euphorie de départ à la guerre ; en 1918, la défaite et la révolution ; en 1923, l’hyperinflation ; en 1933, la révolution nazie. Continuer la lecture de « Histoire d’un Allemand »

La maladroite

France 2 a diffusé récemment, dans le cadre d’une soirée thématique sur la maltraitance des enfants, « la maladroite », téléfilm d’Éléonore Faucher.

 Stella Dubois, 6 ans (jouée par Elsa Hyvaert, formidable) est une petite fille mignonne et enjouée. Mais des signes inquiètent son institutrice, Céline Thibault (Isabelle Carré). La gamine manque souvent l’école, elle a faim en permanence, manque d’attention. Et son corps porte des marques qui pourraient être ceux de sévices. Continuer la lecture de « La maladroite »

Patria

« Patria », roman de Fernando Aramburu Irigoyen (2016), est un formidable livre sur la recherche de la vérité et du pardon après un déchaînement de violence.

Le 21 octobre 2011, l’ETA annonça publiquement l’arrêt définitif de son activité armée. Vingt ans auparavant, l’un de ses commandos avait assassiné un entrepreneur, Txato, pour défaut de paiement de « l’impôt révolutionnaire ». Bien avant le meurtre, Txato avait été condamné à la mort sociale : des graffitis le désignant comme traitre avaient fleuri sur les murs du village. Du jour au lendemain, on avait cessé de lui adresser la parole. Même son ami Joxian, son copain des randonnées cyclotouristes du dimanche matin, s’était détourné de lui. Continuer la lecture de « Patria »