Van Gogh / Artaud, le suicidé de la société

L’exposition « Van Gogh : Artaud, le suicidé de la société » (Musée d’Orsay, jusqu’au 6 juillet 2014) présente le travail du peintre sous l’angle des convulsions de la folie. C’est un éblouissement.

 L’écrivain et homme de théâtre Antonin Artaud (1896 – 1948) fut interné pendant neuf ans dans un hôpital psychiatrique. Lorsqu’après l’exposition Van Gogh de 1947 à Paris un psychiatre écrivit un article décrivant la folie qui avait mené le peintre au suicide, il répondit par un essai intitulé « Van Gogh le suicidé de la société ». Ce n’était pas le peintre qui était fou ; c’était la société qui l’avait « suicidé » par son incapacité à accepter la vérité déchirante qu’il mettait à nu. Continuer la lecture de « Van Gogh / Artaud, le suicidé de la société »

Goya et la modernité

La Pinacothèque de Paris présente jusqu’au 16 mars une exposition intitulée « Goya et la modernité ».

 En quoi Francisco de Goya marque-t-il une rupture dans la peinture européenne ? Comment peut-on dire qu’il est l’un des premiers peintres « modernes » ? Continuer la lecture de « Goya et la modernité »

La Maison Goupil et l’Italie

La Galerie des Beaux Arts de Bordeaux présente jusqu’au 2 février une exposition intitulée « la Maison Goupil  et l’Italie, le succès des peintres italiens à Paris au temps de l’Impressionnisme ».

 Les hasards de l’histoire font que la Ville de Bordeaux est propriétaire d’un important fonds provenant d’une galerie d’art, la Maison Goupil, fondée par Adolphe Goupil (1806 – 1893). L’exposition « La Maison Goupil et l’Italie » présente une petite partie des collections, relative à des peintres italiens actifs à la fin du dix-neuvième siècle et au début de vingtième. Elle a eu pour cadre le palais Roverella de Rovigo au printemps 2013 avant de venir à Bordeaux à l’automne. Continuer la lecture de « La Maison Goupil et l’Italie »

Modernité de l’art aborigène

À Bordeaux, le Musée d’Aquitaine présente jusqu’au 30 mars 2014 une magnifique exposition consacrée à l’art aborigène australien et sa fertile rencontre avec l’art moderne : « Mémoires vives. Une histoire de l’art aborigène ».

 Voici comment le Musée présente cette exposition : « la colonisation européenne de l’Australie à la fin du 18e siècle a provoqué une dislocation partielle des 250 cultures aborigènes qui vivaient sur le continent. L’art rituel, au coeur de la vie religieuse et sociale aborigène, a cependant réussi à survivre dans de nombreuses régions et à constitue la base de nouvelles formes d’art qui ont émergé comme réponses créatives à l’invasion européenne. Continuer la lecture de « Modernité de l’art aborigène »