A Paris, le Musée Jacquemart-André consacre une intéressante exposition aux peintres anglais de la seconde moitié du dix-neuvième siècle : « Désirs & volupté à l’époque victorienne ».
Le blog « transhumances » est revenu à plusieurs reprises sur la « Fraternité préraphaélite », ce mouvement artistique créé en 1848 par Dante Gabriel Rossetti, William Holman Hunt et John Everett Millais, et rejoint par la suite par William Morris et Edward Burne Jones. Le mérite de l’exposition au musée Jacquemart André est, en présentant la collection privée du Mexicain Pérez Simón, de situer leur parcours dans un contexte plus large. Continuer la lecture de « Désirs & volupté à l’époque victorienne »
Le musée du Luxembourg présente jusqu’au 21 juillet 2013 une exposition intitulée « Chagall entre guerre et paix ».
Moishe Zakharovitch Chagalov, né en 1887 dans le quartier juif de Vitebsk en Russie et mort à l’âge de 98 ans à Saint-Paul de Vence sous le nom de Marc Chagall qu’il s’était choisi, a traversé deux guerres mondiales. Il a connu les pogroms en Russie impériale. Il s’est exilé en France quelques années après la révolution russe. Il a fui la France vichyste en 1941 après la promulgation des lois raciales. L’exposition qui lui est consacrée au musée du Luxembourg montre à quel point la souffrance a imprégné l’œuvre du peintre tout au long de sa vie. Continuer la lecture de « Chagall entre guerre et paix »
Dans « Autumn » (Collection Folio, 1990), Philippe Delerm évoque le groupe des préraphaélites dans la période qui va de décembre 1850 à octobre 1869.
Au centre du livre se trouve Dante Gabriel Rossetti. Lorsque commence le récit, il a 22 ans. Deux ans auparavant, il a créé avec William Holman Hunt et John Everett Millais, sous le mystérieux sigle « PRB », the Preraphaelite Brotherhood, la fraternité préraphaélite.
Dante Rossetti est un homme de l’automne. Il aime passionnément la couleur rousse, celle des feuilles qui tombent, celle de la chevelure des femmes qu’il aime : Elizabeth (Lizzie) Siddal, qui sera pour elle la Béatrice de Dante, Fanny Costforth, la belle et voluptueuse prostituée, Jane Burden Morris, un modèle de beauté sauvage. Il aime aussi le côté crépusculaire de l’automne. Rossetti déteste le bonheur : il pense que l’art ne peut aller de pair qu’avec la proximité de la mort. Il mène une vie de débauche qui met sa santé en péril. Lizzie devient sa femme alors qu’elle a déjà contracté la tuberculose qui l’emportera.
L’exposition Félix Ziem, au Petit Palais à Paris mérite d’être visitée.
J’ai une affection particulière pour le Petit Palais, bâtiment construit par Charles Girault pour l’exposition universelle de 1900 et qui abrite le musée d’art de la ville de Paris. Le dôme d’entrée est illuminé par des verrières art nouveau, et c’est à l’art nouveau qu’est consacrée la galerie à gauche du dôme, baignée de lumière. Les collections, consacrées à la peinture, à la sculpture et aux arts décoratifs jusqu’au dix-neuvième siècle, sont éclectiqueset présentées avec soin. On y compte de nombreux chefs d’œuvre, de Rembrandt à Courbet et Cézanne. Il fait bon flâner parmi tant de beauté.
Le Petit Palais consacre une belle exposition au peintre Félix Ziem (1821 – 1911), qui lui avait légué 170 toiles au soir de sa vie, en 1905. C’est une vraie découverte. Ce peintre, aujourd’hui méconnu, connut un grand succès artistique et commercial pendant sa vie, bien que, solitaire et excentrique, il ne se tînt à l’écart des mondanités. Il vécut et travailla à Martigues, dont il aima la lumière, et à Paris. Il s’inspira pour son œuvre de ses voyages en Italie et en Orient. En peignant Venise ou Constantinople, il ne cherchait pas à reproduire fidèlement un paysage urbain, mais à faire rêver.
La présentation de ses œuvres au Petit Palais sous le titre « j’ai rêvé le beau » enchante en effet le visiteur.