L’hébergement d’êtres humains devrait y être proscrit

Le Contrôle général des lieux de privation de liberté (CGLPL) vient de publier des recommandations en urgence relatives au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan. On y lit notamment que « l’hébergement d’êtres humains devrait y être proscrit ».

Une inspection de l’établissement a été effectuée du 30 mai au 10 juin 2022. « Cette visite, lit-on sur le site du CGLPL, a donné lieu au constat d’un nombre important de dysfonctionnements entraînant des atteintes graves à la dignité et aux droits fondamentaux des personnes détenues, dont les conditions de vie sont particulièrement indignes. » Des photos prises sur place appuient cette affirmation. Continuer la lecture de « L’hébergement d’êtres humains devrait y être proscrit »

Chronique d’étonnement n°19

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

 Dans cet article de transhumances, je me réjouis de l’organisation d’un concert de musique classique pour des personnes détenues et je m’étonne des pénuries qui, çà et là, apparaissent. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°19 »

La prison de Nottingham

Dans le quotidien The Guardian du 21 juin 2022, Isabel Thompson décrit la spirale négative qui a conduit la prison de Nottingham à devenir « dangereuse, irrespectueuse et menée par la drogue », selon un rapport de 2018.

La prison de sa majesté (HMP) de Nottingham a un statut proche des maisons d’arrêt françaises. Elle accueille des personnes non encore jugées, quelle que soit la gravité des délits ou des crimes qu’elles ont commis, et d’autres condamnées à de courtes peines. Dans la décennie 2010, la situation n’a cessé de se dégrader : suicides de détenus, agressions entre détenus et contre le personnel, circulation massive de stupéfiants. Continuer la lecture de « La prison de Nottingham »

Perpétuité incompressible au procès du 13 novembre

Salah Abdeslam, le terroriste survivant des attentats du 13 novembre 2015, a été condamné à la prison à perpétuité incompressible.

« Transhumances » a déjà évoqué cette peine, aussi appelée « perpétuité réelle », qui rend impossible de demander un aménagement de peine. Instaurée en 1994, elle a été successivement étendue aux auteurs de meurtre contre un dépositaire de l’autorité publique (2011) et aux auteurs de crimes terroristes (2016). Continuer la lecture de « Perpétuité incompressible au procès du 13 novembre »