Je me souviens de tous vos rêves

Dans « je me souviens de tous vos rêves » (2016), René Frégni tient une chronique de sa vie, l’espace d’un automne et d’un hiver à Manosque.

L’événement central du livre est la mort de son chat, appelé Baumette en hommage à son lieu de naissance. Encore chaton, celui-ci était tombé du toit de l’ancien quartier des condamnés à mort de la prison des Baumettes. Les détenus qu’il rencontrait pour un atelier d’écriture n’en pouvaient plus d’entendre ses cris de détresse. « Peut-être leur ressemblait-il un peu. Un jour ou l’autre ils étaient tous tombés d’un toit et ils attendaient, dans cette cité de fer et de ciment, que quelque chose se passe. » Continuer la lecture de « Je me souviens de tous vos rêves »

Flee

Arte TV a récemment diffusé Flee, film documentaire d’animation de Jonas Poher Rasmussen (2021).

 Couché sur un tapis, Amin, un homme d’une quarantaine d’années, est filmé par son ami Jonas et répond à ses questions. Jusque-là, il n’avait pas voulu, ou pas pu, raconter son histoire. Il est sur le point de se marier avec son partenaire, Kasper. Ils vont habiter une maison, lui qui a été depuis l’adolescence privé d’un chez-soi, d’un lieu où l’on puisse revenir. C’est le moment de tourner la page et se confier, sur ce tapis comme sur le divan d’un psychanalyste. Continuer la lecture de « Flee »

Les « Morts pour la France » de Bejaia

Un mur du cimetière de la Chartreuse à Bordeaux rend hommage aux citoyens de Bejaia (Bougie) morts pour la France.

 Un panneau explique la présence de ce monument. « Les plaques de ce Monument aux Morts ont été rapatriées de la Ville de Bougie (Algérie). Ce Mémorial a été érigé en 1968, avec le concours de la ville de Bordeaux qui, en son temps, a parrainé la Ville de Bougie. Les noms de tous ceux ici inscrits nous interpellent. Nous leur rendons hommage. » Continuer la lecture de « Les « Morts pour la France » de Bejaia »

Douleur et gloire

Arte TV a récemment diffusé « Douleur et gloire », film de Pedro Almodóvar (2019), qui valut à Antonio Banderas le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes.

 Salvador Mallo (Antonio Banderas) est un homme et un artiste à la dérive. Perclus de douleur, de la tête aux pieds, il ne peut exercer son métier de réalisateur de cinéma. Faute de tourner il n’écrit plus. Il est vidé, seul, stérile. Continuer la lecture de « Douleur et gloire »