Une enfance de rêve

Dans « une enfance de rêve », Catherine Millet raconte l’émergence de sa vocation d’écrivaine.

 Catherine Millet a vécu une enfance de cauchemar. Son petit frère, sa mère, son père et sa grand-mère vivaient entassés dans un trois-pièces à Bois-Colombes. Ses parents avaient fini par ne plus se supporter et se livraient à des scènes de ménage de plus en plus violentes. Son frère fut un bébé hystérique. Sa mère était atteinte de dépression et se suicida. Continuer la lecture de « Une enfance de rêve »

New-York à deux vitesses

Dans The Guardian du 24 octobre, le journaliste John Freeman dit de New-York que c’est la ville des rêves et des clichés de cinéma, mais aussi de la pauvreté, des loyers en hausse et de l’inégalité croissante.

 John Freeman évoque sa propre expérience. Alors qu’il avait son propre appartement, son frère Tim, atteint d’une maladie mentale, vivait dans un foyer pour SDF à quelques centaines de mètres de chez lui. Les deux frères vivaient dans deux mondes hermétiques l’un à l’autre, celui de la prospérité et celui de la précarité. Continuer la lecture de « New-York à deux vitesses »

En Toscane : sous le signe de la Croix

L’art de la Toscane dans sa période magnifique, du treizième au quinzième siècle est religieux. La Croix y occupe une place centrale.

 Les théologiens chrétiens parlent du scandale de la croix. Une immersion de quelques jours dans les églises et les musées de Toscane leur donne raison. Une religion peut-elle prendre pour symbole un instrument de torture ? Cela semble inimaginable. C’est pourtant ce qu’a osé faire le christianisme en choisissant pour emblème l’instrument d’un supplice particulièrement cruel. Continuer la lecture de « En Toscane : sous le signe de la Croix »

Prisons ouvertes : un pas vers la réinsertion ?

Arte TV a récemment diffusé un documentaire de Bernard Nicolas : « Prisons ouvertes, vers la réinsertion ? »

 Le réalisateur a enquêté dans des « prisons ouvertes » en Finlande, en Allemagne et en Suisse, ainsi qu’au centre de peines aménagées de Metz. Il s’agit de structures dans lesquelles des détenus en fin de peine s’habituent progressivement à la vie hors des murs. Ils détiennent la clé de leur « chambre » (et non cellule), vont au travail et suivent une formation, disposent peu à peu de marges croissantes d’autonomie, incluant des congés hors de la prison. Continuer la lecture de « Prisons ouvertes : un pas vers la réinsertion ? »