Perpétuité

Dans « Perpétuité » (Éditions Verticales, Gallimard, 2025), Guillaume Poix raconte une nuit vécue par les surveillants dans une maison d’arrêt du sud de la France.

Une équipe de onze surveillants sont de garde de 18h45 à l’aube. Ils ont la charge de 950 personnes détenues, alors que l’effectif de jour est de presque une centaine d’agents. Continuer la lecture de « Perpétuité »

Attaquer la terre et le soleil

Dans « Attaquer la terre et le soleil (Le Tripode 2022), Mathieu Belezi prête sa voix à une famille de paysans à qui on a promis une terre et la prospérité en Algérie vers 1845 et à un soldat participant à la conquête militaire brutale du pays.

Les deux récits, intitulés (RUDE BESOGNE) et (BAIN DE SANG) sont alternés. Le premier est celui de Séraphine, venue avec son mari Henri, leurs trois enfants, sa sœur Rosette et son mari Louis planter une colonie agricole dans la région de Bône (aujourd’hui Annaba, au nord-est de l’Algérie). Continuer la lecture de « Attaquer la terre et le soleil »

Sexualité et prison

Dans « Sexualité et prison, désert affectif et désirs sous contrainte » (Max Milo, 2009), le sociologue Arnaud Gaillard explore l’impact de l’emprisonnement sur la manière d’exister corporellement de ceux et celles qui la subissent.

La sexualité ne se réduit pas à l’usage des organes génitaux. L’auteur la définit  comme « un désir, analysable comme le ressenti conscient ou inconscient d’un besoin de l’autre comme objet d’excitation et comme semblable à rencontrer ». Elle commence par un regard, un toucher, une odeur. Continuer la lecture de « Sexualité et prison »

La sentence

La Sentence, roman de Louise Erdrich, a été traduit en français par Sarah Gurcel et publié par Albin Michel. Il a reçu le prix Femina 2023 du roman étranger. La traduction des citations du livre dans cet article est du rédacteur de « transhumances ».

Sentence, en anglais, a deux significations. Le mot veut dire, comme en français, formulation d’une condamnation. L’héroïne du livre, Tookie, a en effet été condamnée à 60 ans de prison pour avoir transporté illégalement un cadavre. Il se trouve que sous les aisselles du macchabée gisaient des quantités de stupéfiants et que, la frontière entre deux états ayant été franchie, l’affaire avait été décidée par un juge fédéral particulièrement sévère.

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