Les Découvreurs

Le livre de Daniel J. Boorstin (1914 – 2004), les Découvreurs, publié initialement en anglais en 1983, a pour sous-titre : « une histoire de la recherche de l’homme pour connaître le monde et se connaître soi-même ».

« J’ai posé des questions inusuelles, dit Boorstin. Pourquoi les Chinois n’ont-ils pas « découvert » l’Europe ou l’Amérique ? Pourquoi les Arabes n’ont-ils pas fait le tour de l’Afrique et du monde ? Pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour que les gens apprennent que la terre tourne autour du soleil ? Pourquoi les gens ont-ils commencé à croire qu’il y avait des « espèces » de plantes et d’animaux ? Pourquoi est-ce que les faits de la préhistoire et la découverte du progrès de la civilisation ont été si lents à venir ? » Continuer la lecture de « Les Découvreurs »

Le continent des imprévus

Dans « Le continent des imprévus, journal de bord des temps chaotiques » (Manitoba / les belles lettres, 2015), Patrick Lagadec raconte son itinéraire intellectuel et professionnel de quatre décennies, des risques technologiques majeurs à l’apprivoisement de la surprise.

« À ce stade du voyage, écrit Patrick Lagadec, nous sommes comme Magellan, perdus dans ce qui n’est pas encore un détroit cartographié, mais un dédale incompréhensible, quelque part au bord de la carte, en lisière de mondes inconnus ». Continuer la lecture de « Le continent des imprévus »

Guérir les addictions chez les jeunes

Dans « Guérir les addictions chez les jeunes » (Desclée de Brouwer, 2014), le psychiatre lillois Vincent Dodin répond à cent questions sur la nature, l’origine et le traitement des addictions.

« Transhumances » a récemment proposé une note de lecture de « Victor et ses démons », roman dans lequel Vincent Dodin transpose son expérience de praticien. « Guérir les addictions chez les jeunes » traite du même sujet mais sous un angle pédagogique. Continuer la lecture de « Guérir les addictions chez les jeunes »

2084, la fin du monde

Dans « 2084, la fin du monde » (Gallimard, 2015), l’écrivain algérien Boualem Salem décrit une dictature religieuse sans frontières de temps ni de lieu. Son livre, magnifiquement écrit, fait froid dans le dos.

Ce serait en 2084 qu’une guerre sainte aurait assuré le triomphe définitif de Yölah et de son délégué, Abi. À vrai dire, les dates n’ont plus d’importance puisque « les temps avaient changé, selon la Promesse primordiale, un autre monde était né, dans une terre purifiée, consacrée à la vérité, sous le regard de Dieu et d’Abi, il fallait tout renommer, tout réécrire, de sorte que la vie nouvelle ne soit d’aucune manière entachée par l’Histoire passée désormais caduque, effacée comme n’ayant jamais existé. » Continuer la lecture de « 2084, la fin du monde »