Deux sœurs

Arte TV a diffusé récemment « deux sœurs », un film allemand d’Anne Wild. Une famille est bouleversée par la décision de Kati de se faire religieuse dans un ordre de moniales cloîtrées.

 La famille de Kati Kerstoff (Marie Leuenberger) est réunie pour sa prise de voile dans un immense monastère de Souabe (Bavière). La cérémonie est interrompue car l’une des novices n’est plus sûre de vouloir aller de l’avant. C’est une belle journée de printemps. On s’installe dans un pré pour piqueniquer. Continuer la lecture de « Deux sœurs »

Désobéissance

Dans « Disubbidienza » (Désobéissance), roman publié en 1948, l’écrivain italien Alberto Moravia décrit la crise existentielle qui mène un adolescent de 15 ans au bord de l’anéantissement et la sortie du tunnel par une initiation sexuelle.

 La lecture de « Disubbidienza » m’a été suggérée par Danny Laferrière dans son « journal d’un écrivain en pyjama ». En voici les premières phrases : « À l’issue de vacances à la mer, sur le lieu habituel, Luca revint en ville avec la sensation qu’il n’allait pas bien et qui tomberait bientôt malade. Il avait grandi de manière anormale ces derniers temps. À quinze ans, il avait déjà la stature d’un homme adulte. Mais les épaules étaient demeurées étroites et frêles, et dans le visage blanc, les yeux trop intenses semblaient dévorer les joues hâves et le front pâle. » Continuer la lecture de « Désobéissance »

Une belle fin

« Une belle fin », film réalisé par Uberto Pasolini, raconte une magnifique histoire servie par un acteur formidable, Eddie Marsan.

 John May (Eddie Marsan) est fonctionnaire d’une mairie de quartier à Londres. Son travail consiste à identifier les proches de personnes décédées dans la solitude. Il le fait avec un zèle particulier. Il est souvent le seul participant aux obsèques et rédige, à l’intention du célébrant, une vibrante eulogie en extrapolant les indices qu’il recueille dans leur dossier. Continuer la lecture de « Une belle fin »

Les Lettres Persanes

Lire ou relire les Lettres Persanes de Montesquieu vaut la peine. L’auteur cherchait à déstabiliser le lecteur par une mise à distance géographique. Il s’y ajoute aujourd’hui trois siècles de distance temporelle.

 J’ai désiré lire les Lettres Persanes en visitant le château de La Brède, près de Bordeaux, la demeure de Montesquieu (1688 – 1755). Il publia ce livre, sous un pseudonyme, à La Haye en 1721, six ans après le décès de Louis XIV. Continuer la lecture de « Les Lettres Persanes »