État limite

Arte TV a récemment diffusé « État limite », documentaire de Nicolas Peduzzi qui suit pas à pas un psychiatre de l’hôpital Beaujon à Clichy. L’état limite est celui de patient en très grande souffrance psychique ; c’est aussi celui de l’hôpital public, qui faute de moyens n’est plus en mesure d’accomplir ses missions et sollicite les personnels à la limite de leurs forces.

 Jamal Abdel-Kader est « psychiatre mobile » au sein de l’hôpital Beaujon. Il n’exerce pas dans un service spécialisé dans sa branche, mais court d’un étage à l’autre, de la gastroentérologie à la cardiologie ou à l’orthopédie. Il accourt au chevet des malades lorsque, à côté de la pathologie qui les a amenés à l’hôpital, ils souffrent aussi de troubles psychologiques sévères. Dans la première scène du film, on le voit aux urgences, la nuit, tenter de faire baisser la tension entre un homme en garde à vue et les policiers qui l’escortent. Continuer la lecture de « État limite »

Du béton et d’autres secrets en architecture

À l’occasion de ma visite de la Bourse de Commerce à Paris, transformée par l’architecte japonais Tadao Ando, j’ai acquis son livre intitulé « du béton et d’autres secrets de l’architecture » (l’Arche 2007).

Il s’agit d’une série de sept interviews de l’architecte, entre 1998 et 2002, alors qu’il réalisait au Texas le musée d’art moderne de Fort Worth. L’intervieweur était Michael Auping, qui allait exercer la fonction de conservateur de ce musée pendant de longues années. Le livre fut d’abord publié en anglais aux États-Unis en 2002. Il est parsemé de dessins qu’Ando, au fil des conversations, réalisait pour mieux exprimer ses idées. Continuer la lecture de « Du béton et d’autres secrets en architecture »

Daaaaaali !

Comme son titre le suggère, « Daaaaaali ! », film de Quentin Dupieux, est un film surréaliste autour de la personnalité du peintre Salvador Dali (1904 – 1989).

 Le réalisateur insiste sur le fait que son film n’est pas « sur » Dali. Il ne s’agit pas d’un biopic. C’est un film « avec Dali », l’artiste embarquant le spectateur dans son univers génial d’incongruités et d’invraisemblances. Continuer la lecture de « Daaaaaali ! »

Enfants de Sarajevo

Dans « Mi limitavo ad amare te », Rosella Postorino raconte les destins mêlés de trois enfants évacués de Sarajevo vers l’Italie au début du siège de la ville, en 1992. Le livre a été traduit en français par Romane Lafore sous le titre « et moi, je me contentais de t’aimer ». Les citations incluses dans cet article sont traduites par l’auteur de « transhumances ».

 Le roman suit le destin de ces enfants, Nada, Omar et Danilo, à quatre époques de leur vie, à l’âge de 10 ans (1992-1993), de 13 ans (1995-1996), de 18 ans (1999-2000) et lorsqu’ils s’approchent de la trentaine (2010-2011). Continuer la lecture de « Enfants de Sarajevo »