Bisounours

Les visiteurs de personnes sous main de justice – en prison ou en milieu ouvert – se voient parfois qualifiés de « Bisounours ».

 Ce sobriquet souligne leur gentillesse. Comme les ours en peluche, ils sont sociables, affectueux, attentifs aux autres. On les décrit aussi comme altruistes et généreux. Mais ils souffrent d’un défaut rédhibitoire : l’ingénuité. Continuer la lecture de « Bisounours »

Chronique d’étonnement n°69

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, je mentionne ce que m’ont appris des rencontres d’été ; je m’étonne que 87% des Français en appellent à une justice plus sévère ; je constate les vents contraires auxquels l’extrême droite s’est trouvée confrontée cet été et m’interroge sur leur pérennité. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°69 »

Le petit blond de la Casbah

Canal+ a récemment diffusé « Le petit blond de la Casbah », film réalisé par Alexandre Arcady en 2023.

 Un réalisateur, dont le personnage est joué par Patrick Mille, vient avec son fils à Alger présenter son dernier film, « le petit blond de la Casbah ». Il est largement autobiographique. Le petit blond, Antoine (Léo Campion), c’était lui-même enfant, grandi dans une famille nombreuse dans un petit appartement du quartier historique d’Alger. Continuer la lecture de « Le petit blond de la Casbah »

L’imposture

« The fraud », traduit en français sous le titre « l’imposture » par Laetitia Devaux chez Gallimard, est un roman historique publié par Zadie Smith en 2023, qui transporte le lecteur au milieu du dix-neuvième siècle, entre Angleterre, Jamaïque et Australie. Les citations incluses dans cet article ont été traduites par l’auteur de « transhumances ».

 Les personnages du roman ont vraiment existé. L’un d’entre eux est William Harrison Ainsworth (1805-1882) dont les romans historiques connurent le succès puis passèrent de mode, plongeant l’écrivain dans une spirale de déclin. Ainsworth faisait partie du « monde littéraire », qui incluait aussi Charles Dickens, un monde dans lequel la règle consistait, rapporte l’autrice, à se beurrer mutuellement les tartines. Continuer la lecture de « L’imposture »