Moins de crimes, plus de prisonniers

« La France incarcère davantage depuis vingt ans alors que l’on n’assiste pas à une telle hausse de la délinquance » lit-on dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements et les manquements de la politique pénitentiaire française publié le 12 janvier 2022.

 « En vingt ans, lit-on dans le rapport, le nombre de personnes écrouées détenues a augmenté de 31,5 %, passant de près de 48 000 au 1er janvier 2001 à près de 70 000 à la fin de l’année 2021. Augmentation absolue du nombre de personnes détenues, cette hausse est également relative : en effet, le nombre de personnes détenues pour 100 000 habitants est passé de 78,5 en 2001 à 103,6 à la fin de l’année 2021. » Continuer la lecture de « Moins de crimes, plus de prisonniers »

Memory box

Dans « Memory Box », Khalil Joreige et Joana Hadjithomas évoquent la difficile mémoire de la guerre civile au Liban (1975 – 1990) pour ceux qui l’ont vécue et pour leurs descendants.

Le jour de Noël, en pleine tempête de neige à Montréal arrive un colis de Beyrouth. Il est adressé à Maia (Rim Turki). Il contient des cahiers, des lettres, des photos, des cassettes audios, un appareil photo. Il a été envoyé par les parents de Lisa, la meilleure amie de Maia, qui vient de décéder. Continuer la lecture de « Memory box »

Suerte, l’exclusion volontaire

Dans « Suerte, l’exclusion volontaire » (1995), Claude Lucas raconte sous le couvert de la fiction sa vie entre braquages, prisons et cavales, entre France et Espagne. Son livre a reçu le prix France Culture en 1996.

 « Suerte » (destin, chance) est un terme de la corrida. Le héros du livre, Christian Lhorme, vit sa vie comme le taureau dans l’arène : vide de sens, sauf celui de se donner en spectacle, y compris face à une cour d’assises ; sans cesse hantée par le spectre de l’Inéluctable, la mort. Une œuvre persistante d’autodestruction.  Continuer la lecture de « Suerte, l’exclusion volontaire »

Ouistreham

S’inspirant librement d’un récit de Florence Aubenas, Emmanuel Carrère met en scène dans « Ouistreham » les conditions de vie de travailleurs précaires et les barrières entre classes sociales.

 Une écrivaine parisienne, Marianne Vinckler (Juliette Binoche) disparait pour devenir, l’espace de quelques semaines ou de quelques mois, prolétaire. Son projet : écrire un livre témoignant de la condition des travailleurs précaires. Elle choisit Caen, parce qu’elle ne connaît personne dans cette ville. Continuer la lecture de « Ouistreham »