La Strada, la comédie musicale

« The Other Theatre », situé dans le quartier de la gare Victoria à Londres, joue jusqu’au 8 juillet une comédie musicale adaptée du film « La Strada » de Federico Fellini. Le résultat est remarquable.

Comment transposer sur les planches un classique du cinéma ? Comment faire vivre en 2017 une histoire mise en scène par Fellini dans une Italie à peine sortie du fascisme et de la guerre ? Continuer la lecture de « La Strada, la comédie musicale »

La Strada

« La Strada », film de Federico Fellini (1955) avec dans les rôles principaux Anthony Queen et Giuletta Massina, reste, six décennies plus tard, un sommet de l’art cinématographique.

Gelsomina (Giuletta Massina) vit avec sa famille dans l’extrême pauvreté. Lorsque Zampano, un artiste forain minable, donne à sa mère 10 000 lires (environ 100€ d’aujourd’hui) pour « acheter » la fille et en faire la comparse de ses numéros. Gelsomina est ambivalente : terrifiée à l’idée de quitter sa famille et de se livrer aux mains d’un homme aux allures d’ours mal léché ; excitée à l’idée de la nouvelle vie qui l’attend, pleine de musique et de danse. Continuer la lecture de « La Strada »

Le liseur

« Le liseur », roman de Benrhard Schlink (« Der Vorleser, 1995), évoque le destin d’une femme complice de la barbarie nazie sur son chemin de rédemption.

Le roman se déroule en trois époques. Vers 1958, dans une ville allemande, un lycéen nommé Michaël Berg, 15 ans, vit une relation charnelle et passionnée avec Hanna Schmitz, de 21 ans son aînée. Un rituel s’installe : il lui fait la lecture d’une œuvre littéraire, il se douche et ils font l’amour. Continuer la lecture de « Le liseur »

On m’appelle la mule

Dans « on m’appelle la mule, paroles libres de femmes en prison » (Chronique Sociale, 2015), Francine Thonnelier Lemaitre donne la parole à des « mules », ces femmes latino-américaines ou espagnoles incarcérées à Fleury-Mérogis après avoir été arrêtées à l’aéroport de Roissy alors qu’elles convoyaient de la drogue.

Pendant 10 ans, Francine Lemaitre a visité ces femmes chaque vendredi. Elle ne se contentait pas de leur consacrer du temps, d’accueillir leurs peines et leurs espoirs. Elle leur écrivait et leur adressait cartes postales ou recettes de cuisine. Elle mobilisait l’aide de ses amis pour trouver des dictionnaires, des vêtements, des articles de mercerie et aussi le « Principito », le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Continuer la lecture de « On m’appelle la mule »