Que pensez-vous de « transhumances » ?

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Le blog « transhumances » a été lancé il y a un an, le 5 septembre 2010.

« Transhumances » répondait à un désir personnel : garder une trace écrite  de mes rencontres et de mes émotions pour vivre plus intensément ; mettre grâce à Internet ce « journal des choses que j’apprends chaque jour » (Victor Hugo) à la disposition de qui veut bien s’y intéresser.

Un article est publié presque chaque jour. Les sujets sont variés. Ils sont souvent tirés de la presse anglaise que je lis assidûment. On trouve des recensions de livres, des critiques de théâtre ou de cinéma, des récits de vacances. En moyenne, une vingtaine de pages sont lues chaque jour, et ce nombre est stable depuis plusieurs mois.

Que pensez-vous de « transhumances » ?

– Quel article avez-vous préféré? Pourquoi?

– «Transhumances» devrait-il se spécialiser? Si oui, sur quel thème?

– Comment rendre «transhumances» plus lisible et plus attractif?

Merci de vos commentaires et suggestions !

Photo « transhumances »

Virage sécuritaire

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L’été 2010 a été marqué le discours de Grenoble du Président de la République associant l’insécurité à l’immigration.

Le ministre de l’immigration Eric Besson vient d’annoncer de nouvelles dispositions législatives pour faciliter les expulsions et les déchéances de la nationalité française.

Invité comme expert à l’Université d’été de l’UMP, le politologue Pascal Perrineau estime dans Le Monde du 31 août que « dans toutes les forces politiques qui ont vocation à gouverner, il faut une division du travail idéologique (…) et c’est finalement assez sain que chacun parle à son électorat de référence. » Il souligne toutefois la nécessité de « ne pas dépasser une ligne rouge où (des positions sur la sécurité) aboutissent à l’intolérance, ou à une démarche qui favorise l’exclusion, la xénophobie.»

La stigmatisation d’une partie de la population a été fortement dénoncée par les Eglises. On peut aussi se demander si le virage sécuritaire est un bon calcul politique. La présidence de Valéry Giscard d’Estaing avait commencé en 1974 sous le signe de l’ouverture et des libertés. Le 18 février 1976, le journaliste Roger Gicquel ouvrait le journal télévisé par son fameux « la France a peur ». Le 28 juillet de la même année, Christian Ranucci était guillotiné après que le Président de la République lui eut refusé sa grâce. Ce dernier perdit la présidentielle en mai 1981. Le nouvel élu, François Mitterrand, fit abolir la peine de mort, bien qu’elle fût alors soutenue par plus de la moitié des français

Illustration : camp de Roms à Lyon, photo de Le Monde.

Maubuisson, le lac

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La station de Maubuisson est située sur la rive sud du lac de Carcans-Hourtin.

Le lac s’est constitué naturellement par la rétention d’eau de ruissellement derrière la dune littorale. Il s’étend sur 6000 hectares, ce qui en fait, malgré sa faible profondeur, un lieu de prédilection pour la pratique des sports nautiques : voile, ski nautique, kayak et, dans l’esprit cycliste de la station… pédalo ! La plage de Maubuisson est aussi appréciée par les parents de jeunes enfants, particulièrement lorsque l’océan, distant de six kilomètres, est dangereux.

Le lever du soleil sur la rive du lac cause un perpétuel émerveillement. La luminosité varie en fonction de la brume et des nuages. Le soleil rouge se reflète sur la surface lisse de l’eau, ou se réfracte en mille rayons sur les vaguelettes ou les vagues écumantes.

Le lac donne de la profondeur au paysage. Nous nous promenons à midi dans la pinède sur la dune entre Maubuisson et Bombannes dans le vacarme des criquets. Nous respirons à fond un air saturé d’océan et de forêt. En contrebas de la futaie, le plan d’eau azur est une somptueuse toile de fond.

Photo « transhumances ».

Maubuisson, Etang de Cousseau

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L’Etang de Cousseau est une réserve naturelle à 6 kilomètres de bicyclette de Maubuisson sur la piste qui mène à Lacanau Océan. Je reproduis ici des textes écrits ces dernières années.

Depuis quelques années, des travaux importants ont été entrepris pour rendre au marais l’aspect qu’il avait avant son assèchement aux dix-huitième et dix-neuvième siècles. Des bénévoles accueillent les touristes sur une plateforme d’observation où ils ont installé des longues-vues. Des quantités d’oiseaux vivent désormais sur le site, aigrettes, buses, cigognes, canards, etc. Il souffle sur l’étang un vent du nord qui fait lever des vaguelettes. Le clapotis sur le rivage et la lumière diffractée du soleil impriment leur rythme dans un silence enchanteur.

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Je reste immobile sur la rive de l’étang et laisse le silence s’installer en moi. Il a plu cette nuit, et l’atmosphère est chargée de senteurs de fougères. Les nuages forment un plafond gris et bas. La surface de l’eau semble un miroir presque parfait, percé ici et là de minuscules cercles concentriques. Quelques arbres se reflètent, comme écrasés par le ciel lourd. Au loin, l’océan bourdonne. Quelques oiseaux piaillent. On entend parfois un clapotis, un croassement, un battement d’aile. Dans la léthargie ambiante, l’activité frénétique d’un écureuil prend la dimension d’un vacarme.

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Je me promène au bord de l’étang. L’observatoire de la réserve naturelle est inutile aujourd’hui : aucun échassier ne survole les flots, aucun mammifère ne construit son nid au milieu des roseaux. Il n’y a rien à admirer, si ce n’est le reflet du soleil que les vaguelettes fragmentent en mille éclats. Tout est dans le toucher : la caresse du soleil sur ma peau, la brise qui l’effleure. Tout est dans l’ouïe : un clapotis, des oiseaux qui se répondent, le craquement de l’herbe froissée par le passage furtif d’un lézard, l’océan au loin, une tronçonneuse.

Photo « transhumances » : l’étang de Cousseau