Gérard Darmon sur la vie de son père…

Avec « Sur la vie de mon père… Biographie reconstituée » (Michel Lafon 2015), le comédien Gérard Darmon offre au lecteur un livre bien écrit et émouvant.

 L’auteur évoque la mémoire de son père, Henri Messaoud Darmon, décédé il y a vingt ans. « Je me retourne, il n’est plus là. Je le cherche, il a disparu. Il a laissé peu de traces, peu de confidences, peu de photos. Il a eu une empreinte légère. » Continuer la lecture de « Gérard Darmon sur la vie de son père… »

L’amie prodigieuse

« L’amica geniale » (« l’amie prodigieuse », Gallimard 2014), roman d’Elena Ferrante, raconte la vie de deux amies, de la petite enfance à la fin de l’adolescence, dans une banlieue populaire de Naples.

 Elena Ferrante est le pseudonyme d’une écrivaine qui refuse de révéler son identité. « L’amica geniale » est une œuvre en quatre volumes, tous édités en Italie par Editioni e/o : après le premier tome publié en 2011 et consacré à l’enfance et à l’adolescence d’Elena Greco et Rafaella Cerullo, trois autres volumes (2012, 2013 et 2014) racontent leur vie jusqu’à la vieillesse. Continuer la lecture de « L’amie prodigieuse »

Les égarés

Arte TV a récemment diffusé « Les égarés », film d’André Téchiné (2003) dont le contexte est la débâcle de juin 1940.

 Odile (Emmanuelle Béart), jeune institutrice dont le mari est mort au front, fuit Paris en voiture avec ses deux enfants Philippe (Grégoire Leprince Ringuet) et Cathy, âgés d’environ treize et dix ans. Ils progressent lentement vers le sud, pris dans la nasse d’une colonne hétéroclite de réfugiés juchés sur des charrettes ou marchant à pied. Des avions allemands attaquent. Leur voiture est détruite. Ils se trouvent sans eau, sans nourriture, sans vêtements chauds. Continuer la lecture de « Les égarés »

Le jour se lève

Arte TV a récemment diffusé « le jour se lève », film de Marcel Carné (1939) avec, dans le rôle principal, Jean Gabin.

 On est heureusement surpris par la qualité de la copie. Le film a été entièrement restauré et numérisé, et le son comme l’image répondent aux standards d’aujourd’hui. S’agissant de films anciens, les voix nasillardes et les plans flous sont parfois rédhibitoires. C’est confortablement qu’on regarde « le jour se lève ». Certes, le spectateur ressent le décalage de trois quarts de siècle : les acteurs ne joueraient plus de la même manière, les décors sentiraient moins le carton-plâtre, l’esthétique serait différente. Mais ce qu’il éprouve d’abord, c’est la sensation d’entrer dans le monde créé par Marcel Carné et son dialoguiste, Jacques Prévert, tendre, étouffant et poétique. Continuer la lecture de « Le jour se lève »