Nuremberg, les nazis face à leurs crimes

La chaîne Paris Première a récemment diffusé « Nuremberg, les nazis face à leurs crimes », documentaire réalisé par Christian Delage en 2005.

Les Alliés, États-Unis, Grande-Bretagne, France et Russie s’étaient mis d’accord pour juger 21 des plus hauts responsables nazis. Le chef d’accusation était complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Nuremberg avait été choisie car elle était le lieu où avaient été proclamées les lois anti-juives. Et aussi parce, dans le champ de ruines qu’était devenue la ville sous les bombardements, le tribunal et la prison étaient demeurés intacts. Continuer la lecture de « Nuremberg, les nazis face à leurs crimes »

Justice ou réparation ?

Dans son numéro n°507 de mars 2014, la Revue Esprit a consacré un passionnant dossier au thème « Justice ou réparation ? ». On assiste depuis quelques années à l’émergence d’une demande nouvelle à la Justice : qu’elle répare les dégâts subis par les victimes.

 Cette  demande s’adresse aux institutions pénales, sommées de prêter attention à la parole des victimes. Elle prend aussi la forme de procédures alternatives ou complémentaires à la justice formelle : la justice restaurative, qui cherche à créer les conditions d’un dialogue en vérité entre infracteurs et victimes dans la sphère de l’intime ; la  justice transactionnelle, qui met face à face bourreaux et victimes dans un contexte de crimes de masse (Afrique du Sud, Rwanda, Colombie…). Continuer la lecture de « Justice ou réparation ? »

Chronique d’étonnement n°59

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, j’évoque les propos d’un ministre britannique sur « l’avant-guerre » qui caractériserait la période que nous vivons ; et j’évoque la difficulté que représente pour des jeunes étrangers, l’orthographie de la langue française. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°59 »

À 15 ans, en 1763, marin sur un navire négrier

Les éditions Apogée ont publié en 1995 « Moi Joseph Mosneron, armateur négrier nantais (1748 – 1833) ». Âgé de 56 ans, Joseph fit pour l’édification de ses enfants le récit des trois voyages qu’il réalisa vers les Caraïbes, le premier alors qu’il n’avait que quinze ans. Son récit manuscrit a été mis en forme et commenté par Olivier Pétré-Grenouilleau.

 Joseph est le dixième enfant d’une famille d’armateurs nantais. Il s’embarque à l’âge de 15 ans sur le Prudent, un navire de son père, à la suite d’une scolarité calamiteuse. Voici ce qu’il écrit de son séjour au pensionnat des jésuites à La Flèche. Continuer la lecture de « À 15 ans, en 1763, marin sur un navire négrier »