Villa Jasmin

Dans « Villa Jasmin » (Librairie Arthème Fayard, 2003), Serge Moati raconte la vie de son père, décédé à Tunis en 1957 alors qu’il avait onze ans.

 L’auteur de « Villa Jasmin », journaliste et réalisateur, ne s’appelle pas Serge Moati, mais Henry Haïm Moati. Serge était le prénom de son père. Pour le jeune Henry, un mythe d’une envergure écrasante, et aussi une cruelle absence. Le livre vibre de l’admiration du fils pour son père, et de la frustration de l’avoir perdu trop vite. Continuer la lecture de « Villa Jasmin »

Les femmes du bus 678

« Les Femmes du bus 678 », premier long métrage de l’Egyptien Mohamed Diab, raconte le combat commun de trois femmes contre le machisme et le harcèlement sexuel.

 Fayza (interprétée par la chanteuse Bushra Rozza) est une jeune femme de milieu modeste, mariée, mère de deux enfants. Pour se rendre au travail, elle emprunte le bus 678 sont les passagers s’écrasent les uns contre les autres aux heures de pointe. Des vicieux en profitent systématiquement pour se coller contre les jolies femmes. Un citron judicieusement oublié dans la poche sert d’alibi si la victime se rebiffe. Continuer la lecture de « Les femmes du bus 678 »

De toutes nos forces

« De toutes nos forces », film de Nils Tavernier, montre une famille dont l’élément fort est un garçon handicapé qui, fêtant ses dix-huit ans, entend prendre les rênes de sa vie.

 Julien (Fabien Héraut) souffre du handicap qui le voue au fauteuil roulant. Mais il souffre davantage encore de l’absence de son père Paul (Jacques Gamblin). Paul était autrefois un athlète de haut niveau. Il ne s’est jamais remis du traumatisme d’avoir un garçon physiquement diminué. Le couple qu’il forme avec sa femme Claire (Alexandra Lamy) est au bord de la rupture : elle lui reproche sa fuite permanente du domicile familial, son évitement de son rôle de père, la situation où elle se trouve de devoir assumer toute seule la charge du foyer. La mise au chômage de Paul n’arrange pas les choses. Il devient encore plus ombrageux et irritable. Continuer la lecture de « De toutes nos forces »

Madame Bâ

« Mali ô Mali », le dernier roman d’Erik Orsenna a pour personnage central Marguerite Dyusami, dite Madame Bâ. Cette femme énergique était déjà l’héroïne d’un roman écrit il y a dix ans (« Madame Bâ », Stock, 2003).

 Madame Bâ a cinquante cinq ans. Elle écrit au Président de la République française un recours gracieux pour obtenir un visa qui lui a été refusé. Elle entend retrouver en France son petit-fils happé puis recraché par l’ogre du football. Continuer la lecture de « Madame Bâ »