De la prison à la surveillance électronique

Dans « Pouvoir et politique pénale, de la prison à la surveillance électronique » (Éditions Libre & Solidaire, 2016), Tony Ferri, docteur en philosophie et conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, s’interroge sur ce nouveau mode d’enfermement que constitue le bracelet électronique.

Toni Ferri s’insurge contre la qualification de « prison virtuelle » que certains attribuent au placement sous surveillance électronique. Il relève que le mot « virtuel » a deux significations. Dans le langage courant, il désigne ce qui n’est qu’en puissance, à l’état de simple possibilité ; dans le domaine du cyberespace, « virtuel » se rapporte à ce qui « concerne la simulation de la réalité par des images de synthèse tridimensionnelles ». Continuer la lecture de « De la prison à la surveillance électronique »

Un chemin vers l’apaisement

L’Institut Français pour la Justice Restaurative (IFJR) a réuni 400 participants pendant deux jours dans une conférence internationale à l’Unesco.

L’IFJR a été créé en 2013 par un criminologue de l’université de Pau, Robert Cario, dans la dynamique de la « conférence de consensus » réunie par Christiane Taubira, alors ministre de la Justice. Trois ans plus tard, le succès est éclatant. Continuer la lecture de « Un chemin vers l’apaisement »

Sans filtre

Le Théâtre des Salinières à Bordeaux programme actuellement « sans filtre », une pièce de Laurent Baffie mise en scène par Jean Mourière.

Lorsqu’un buraliste nommé Philippe Maurice entre en consultation chez un psychiatre prénommé Maxence, ce dernier ne se rend pas compte de la dynamique qui se met en marche. Le nouveau patient se plaint que les filtres qui lui permettaient de mener une vie normale ont subitement et mystérieusement disparu. Il exprime crûment tout ce qui lui passe par la tête, ou plus exactement en-dessous de la ceinture. Son inaptitude à une vie sociale normale fait de sa vie un enfer. Continuer la lecture de « Sans filtre »

Algérie du possible

Dans « Algérie du possible », Viviane Candas enquête sur la mort de son père près de Constantine en Algérie en 1966 et sur le déraillement de la révolution algérienne.

Yves Mathieu avait 42 ans lorsqu’il est mort dans un accident de voiture le 16 mai 1966. Sa fille Viviane Candas avait 12 ans et était élève au lycée français d’Alger lorsque le drame s’est produit. C’est un camion de l’armée algérienne qui provoqua l’accident. De sérieux indices laissent supposer qu’il s’agissait d’un assassinat. Continuer la lecture de « Algérie du possible »