La Prison, une nécessité pour la République

Pierre Victor Tournier est directeur de recherches au CNRS et spécialiste de la démographie pénale. Son dernier livre, « la Prison, une nécessité pour la République » (Buchet Chastel 2013) constitue une prise de position contre les abolitionnistes de la prison, un recueil de faits et de chiffres sur la peine de privation de liberté et un plaidoyer pour que soit respecté le droit des prisonniers à la dignité.

 L’auteur est convaincu que la peine d’enfermement est nécessaire à la République. Il règle ses comptes avec les abolitionnistes, ceux qui considèrent que la prison est un traitement dégradant qui sera un jour supprimé comme l’ont été, auparavant, l’esclavage, la torture et la peine de mort. Tournier pense que leur position est intenable : que se passera-t-il « le jour d’après » l’abolition ? Quelles peines de substitution propose-t-on qui concilient la protection effective de la société, la sanction du condamné, les intérêts de la victime et la réinsertion du délinquant ou du criminel ? Les abolitionnistes ne font-ils pas le jeu des courants sécuritaires en renforçant le mythe d’une justice laxiste, plus encline à plaindre les coupables qu’à épauler leurs victimes ? Continuer la lecture de « La Prison, une nécessité pour la République »

Une Anglaise à bicyclette

Dans « une Anglaise à bicyclette » (Stock, 2011), Didier Decoin nous parle des Indiens Sioux Lakotas, du Yorkshire, de photographie, d’amour, de bicyclette, de Conan Doyle et d’un conte de fées.

 L’Anglaise à bicyclette, c’est Emily qui, en 1905, va épouser en grande pompe Jayson Flannery dans le village de Chippingham, dans le Yorkshire, où il possède un petit manoir. Emily rêvait d’un cheval, mais c’est une bicyclette New Rapid à rétropédalage et pneumatiques Dunlop qu’elle reçoit en cadeau de noces. Continuer la lecture de « Une Anglaise à bicyclette »

Gatsby le Magnifique

Gatsby le Magnifique, film de Baz Luhrmann d’après le roman de Francis Scott Fitzgerald, offre le grand spectacle que l’on attend d’Hollywood, et sans doute un peu plus.

 L’action se déroule en 1922. Jay Gatsby (Leonardo Di Caprio), un arriviste immensément riche, reçoit le tout New-York pour les fêtes déjantées qu’il donne dans le château qu’il a acquis sur une rive de l’Hudson. Qui est-il ? D’où vient-il ? Pourquoi dépense-t-il des fortunes en réceptions ? Et pourquoi s’intéresse-t-il à son nouveau voisin, Nick Carraway, un romancier manqué qui tente de gagner sa vie comme employé à la bourse (Tobey Maguire) ? Continuer la lecture de « Gatsby le Magnifique »

Moustaki

Georges Moustaki, qui vient de décéder à l’âge de 79 ans, a influencé mon parcours personnel dans les années soixante-dix.

 « Viens, écoute ces mots qui vibrent sur les murs du mois de mai »… Moustaki faisait vibrer en nous des mots qui parlaient de droit au bonheur, de révolution permanente, tout est possible, tout est permis, je n’attends que toi… C’était une revendication calme, physique, évidente. Continuer la lecture de « Moustaki »