Suprêmes

Canal+ a diffusé récemment « Suprêmes », film d’Audrey Estrougo (2021) sur l’histoire du groupe rap « Suprême NTM », de sa naissance en 1989 à son premier concert au Zénith en 1992.

 Dans une cité de Saint Denis, dans le « 9-3 », les jeunes sont confrontés à la violence policière, à l’absence de travail et de perspectives, à la discrimination, à la violence des bandes. À Vaulx en Velin, des émeutes urbaines éclateront en 1990. La révolte gronde aussi à Saint-Denis. De nouveaux codes, venus des États-Unis, le rap et le hip-hop, donnent corps à cette révolte. Continuer la lecture de « Suprêmes »

L’envers de la peau

Dans “O avesso da pele” (l’envers de la peau), roman publié en 2020 et non encore traduit en français, Jeferson Tenório raconte le deuil d’un professeur assassiné à Porto Alegre (Brésil) lors d’un contrôle de police parce qu’il était noir.

 Le point de départ du roman est l’assassinat du professeur Henrique Nunes devant l’école où il enseignait, sous les balles d’un policier habité par la crainte des noirs. Eût-il été blanc, il aurait échappé au contrôle de police qui lui fut fatal. Continuer la lecture de « L’envers de la peau »

Perpétuité incompressible au procès du 13 novembre

Salah Abdeslam, le terroriste survivant des attentats du 13 novembre 2015, a été condamné à la prison à perpétuité incompressible.

« Transhumances » a déjà évoqué cette peine, aussi appelée « perpétuité réelle », qui rend impossible de demander un aménagement de peine. Instaurée en 1994, elle a été successivement étendue aux auteurs de meurtre contre un dépositaire de l’autorité publique (2011) et aux auteurs de crimes terroristes (2016). Continuer la lecture de « Perpétuité incompressible au procès du 13 novembre »

Chronique d’étonnement n°18

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

 Dans cet article de transhumances, je m’étonne du silence sur le projet de « Conseil National de la Refondation », alors que la construction d’un consensus démocratique est plus que jamais nécessaire. Et un abime de perplexité s’ouvre sous mes pieds lors d’une visite en prison. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°18 »