La vie à l’envers

Dans le cadre de la journée contre la maladie d’Alzheimer, France 2 a diffusé récemment un beau téléfilm d’Anne Giafferi : « la vie à l’envers ».

Nina (Marthe Keller) est une belle femme de 68 ans, veuve mais très entourée par ses trois filles Odile (Pascale Arbillot), Claire (Isabelle Carré) et Julie (Barbara Schulz). Lorsque, pendant des vacances à Étretat, elle part à la nage et échoue sur une plage qu’elle ne reconnait pas, quelque chose se fissure. De retour à Paris, son comportement est de plus en plus bizarre. Les tests prouvent qu’elle a contracté la maladie d’Alzheimer Continuer la lecture de « La vie à l’envers »

Permis de tuer

Le premier commandement du Décalogue – tu ne tueras pas – est sérieusement malmené.

Une dépêche AFP du 8 août informe que « le président philippin, Rodrigo Duarte, a accusé plus de 160 juges, policiers et militaires d’être impliqués dans des affaires de stupéfiants. Il a demandé dimanche 7 août que leurs gardes du corps et leurs permis de port d’arme leur soient retirés. Depuis son élection début mai, plus de 600 personnes accusées de liens avec les trafiquants ont été tuées. » Continuer la lecture de « Permis de tuer »

La révolution arabe, espoir ou illusion

Dans « La révolution arabe, espoir ou illusion (1798 – 2014) », l’écrivaine franco-marocaine Zakya Daoud offre au lecteur une passionnante mise en perspective des bouleversements en cours dans le monde arabe.

Les historiens s’accordent pour retenir l’invasion de l’Égypte par Bonaparte en 1798 comme le début de l’ère moderne dans les pays arabes. Dans « les Arabes, leur destin et le nôtre », Jean-Pierre Filliu avait choisi le même point de départ. La « Nahda » (renaissance) arabe trouve en effet son origine dans la rencontre traumatique avec l’occident dominateur. Comment rattraper le retard technologique, économique, militaire et même culturel accumulé tout en restant fidèle aux valeurs propres de la civilisation arabe ? Continuer la lecture de « La révolution arabe, espoir ou illusion »

Dégradé

Le premier film mes frères Arab et Tarzan Nasser est une comédie noire qui plonge le spectateur dans l’enfer de Gaza. Il rend hommage à la résilience des femmes gazaouies.

Le film se déroule à huis-clos dans le salon de coiffure de Christina (Victoria Balitska), une Russe qui a épousé un Gazaoui et s’est installée dans sa ville. Dedans, il y a Christina, qui coiffe une jeune femme qui se prépare pour son mariage, qui devrait être célébré dans quelques heures ; son assistante Wedad, qui est censée s’occuper d’une femme vieillissante et aigrie (Hiam Abbass) qui voudrait redevenir belle pour un rendez-vous galant ; et une petite dizaine d’autres femmes qui sont supposées attendre leur tour, mais ne viennent là en réalité que pour tuer le temps et fuir leur chez-elle. Continuer la lecture de « Dégradé »