On m’appelle la mule

Dans « on m’appelle la mule, paroles libres de femmes en prison » (Chronique Sociale, 2015), Francine Thonnelier Lemaitre donne la parole à des « mules », ces femmes latino-américaines ou espagnoles incarcérées à Fleury-Mérogis après avoir été arrêtées à l’aéroport de Roissy alors qu’elles convoyaient de la drogue.

Pendant 10 ans, Francine Lemaitre a visité ces femmes chaque vendredi. Elle ne se contentait pas de leur consacrer du temps, d’accueillir leurs peines et leurs espoirs. Elle leur écrivait et leur adressait cartes postales ou recettes de cuisine. Elle mobilisait l’aide de ses amis pour trouver des dictionnaires, des vêtements, des articles de mercerie et aussi le « Principito », le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Continuer la lecture de « On m’appelle la mule »

Ce qui nous lie

« Ce qui nous lie », film de Cédric Klapisch, raconte les péripéties, les tensions et les émotions d’un changement de génération dans une famille de viticulteurs en Bourgogne.

Ayant appris que son père était mourant, Jean (Pio Marmaï) revient dans le domaine familial. Il y retrouve sa sœur Juliette (Ana Girardot), qui a pris la direction de l’exploitation, et son frère Jérémy (François Civil), qui travaille aux côtés de son beau-père, Anselme (Jean-Marie Winling), lui aussi propriétaire de vignes. Continuer la lecture de « Ce qui nous lie »

La pensée extrême

Dans « La pensée extrême, comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques » (PUF 2016), Gérald Bronner s’attache à comprendre les mécanismes cognitifs qui conduisent au fanatisme, de manière à pouvoir les démonter.

 Il est courant de considérer que les extrémistes (par exemple les fanatiques religieux pratiquant le terrorisme) sont des êtres primitifs, irrationnels et dénués de culture. Or, souligne Bronner, c’est bien souvent l’inverse : ils ont fréquemment un niveau universitaire, sont bien intégrés socialement et exercent un métier qualifié. Comment, dès lors peuvent-il dériver vers l’extrémisme ? Continuer la lecture de « La pensée extrême »

L’amant d’un jour

« L’amant d’un jour », film de Philippe Garrel, a suscité des critiques contrastées.

Gilles (Éric Caravaca) est professeur de philosophie à l’Université. Il s’est laissé séduire par l’une de ses étudiantes, Ariane (Louise Chevillotte), qui a emménagé chez lui, dans son appartement étriqué du dix-neuvième arrondissement de Paris. Continuer la lecture de « L’amant d’un jour »