Une femme au soleil

Dans le cadre d’un festival de danse, le théâtre de Champ-Fleuri à Saint-Denis de La Réunion a présenté « une femme au soleil », une création de la chorégraphe Perrine Valli.

Le titre est emprunté à un tableau d’Edward Hopper : « A woman in the sun » (1931). Une femme nue est debout à côté du lit dans une chambre nue. Le lit est défait. À quoi pense-t-elle ? Que désire-t-elle ? Rien, peut-être. Continuer la lecture de « Une femme au soleil »

Nuit de l’humour à La Réunion

Huit humoristes réunionnais ont récemment tenu la scène d’une « nuit de l’humour » au théâtre de plein air de Saint-Gilles.

Le « zoreil » (métropolitain) que je suis ne comprend guère plus de la moitié des sketchs, qui sont dits dans la langue du cœur du public présent : le créole. Continuer la lecture de « Nuit de l’humour à La Réunion »

Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ?

Dans « Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? » (Editions du Seuil, 2016), Rachid Benzine imagine un échange de courriers entre un père, islamologue dans une université d’un pays arabe, et sa fille Nour, partie faire le Djihad à Falloujah en Irak.

Nour et son père ont toujours vécu une tendre proximité : elle est enfant unique, et sa mère est décédée quand elle avait cinq ans. Pourtant, en 2014, âgée de vingt ans, elle s’envole pour l’Irak, s’installe à Falloujah, épouse un combattant de l’État islamique, s’enthousiasme pour les conquêtes fulgurantes du Califat malgré la disproportion des forces avec l’occident. Continuer la lecture de « Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? »

Tchekhov sur l’Île de Sakhaline

En 1890, à l’âge de 30 ans, Anton Tchekhov séjourna trois mois dans l’Île de Sakhaline, à l’est de la Sibérie. Son rapport sur la colonie pénitentiaire constitue un témoignage historique et littéraire passionnant.

Anton Tchekhov exerce alors comme médecin et est déjà connu comme écrivain. C’est un bourreau de travail. Il soutient financièrement sa famille, puisque son père, un loser comme il y en a tant dans son œuvre théâtrale, a fait faillite. Il éprouve le besoin d’un moment de rupture. Il est passionné par la chose judiciaire. Il cherche à comprendre l’humanité dans les conditions extrêmes de vie ou de survie. Continuer la lecture de « Tchekhov sur l’Île de Sakhaline »