Transsibérien

Dans « Transsibérien » (le livre de poche, 2012), Dominique Fernandez raconte le voyage réalisé au printemps 2010 par une vingtaine d’intellectuels français et russes à bord du train mythique, de Moscou à Vladivostok. Les photos sont de Ferrante Ferranti.

J’avoue être encombré de préjugés à propos de la Russie, pour ne pas parler de la Sibérie. J’ai tendance à y voir un bloc hostile, dirigé par des despotes, hanté par le souvenir des déportés, transi de froid et trompé par la vodka. Le livre de Dominique Fernandez est bienvenu. Au fil de son voyage de trois semaines en Transsibérien par Nijni Novgorod, Ekaterinbourg, Novossibirsk, Krasnoïarsk, Irkoutsk et Oulan Oudé, il parvient à faire aimer ce grand pays. Continuer la lecture de « Transsibérien »

Nous sommes jeunes, nous sommes forts

C’est un film très fort sur la mécanique xénophobe qu’a réalisé l’Allemand d’origine afghane Burhan Qurbani et qu’Arte TV a récemment diffusé.

En août 1992, la ville de Rostock est le théâtre de violents incidents dont les protagonistes sont de jeunes extrémistes qui, avec le soutien d’une partie de la population, entendent contraindre la municipalité à fermer un centre d’accueil de demandeurs d’asile, principalement fréquenté par les Roumains et des Tsiganes, ainsi que des appartements qui accueillent des familles vietnamiennes. Continuer la lecture de « Nous sommes jeunes, nous sommes forts »

Belle de Jour

Inspiré d’un roman de Joseph Kessel, le film « Belle de Jour » a été réalisé par Luís Buñuel en 1967. Il a été récemment diffusé par Arte TV.

Séverine Sérizy (Catherine Deneuve) est une jeune bourgeoise qui a fait un an auparavant ce qu’il convient d’appeler un beau mariage avec un Pierre (Jean Sorel), un jeune chirurgien beau, riche et gentil. Elle aime la présence de cet homme bien sous tous rapports. Mais physiquement, elle n’est pas attirée par lui. Sa vie dérive dans l’ennui. Continuer la lecture de « Belle de Jour »

Il m’a appelée Malala

France 5 a récemment diffusé un beau documentaire de Davis Guggenheim sur Malala Yousafzai, qui obtint en 2014 le Prix Nobel de la Paix pour son action en faveur de l’instruction des petites filles.

Ziauddin Yousafzai, le père de Malala, choisit ce prénom lors de sa naissance en 1997 en mémoire de Malalaï de Malwand, une poétesse afghane qui galvanisa la révolte contre les troupes britanniques en 1880 et le paya de sa vie. Continuer la lecture de « Il m’a appelée Malala »