Mia Madre

Dans « Mia Madre », Nanni Moretti met en scène une femme en proie au doute.

Nanni Moretti eut l’idée de ce film à la mort de sa propre mère. Son caractère autobiographique se manifeste dans le fait que les deux personnages principaux portent les prénoms des acteurs, Margherita (Buy) et Giovanni (Nanni Moretti lui-même). Mais Moretti brouille les pistes : c’est Margherita qui endosse le rôle du metteur en scène, tandis que lui-même joue le rôle d’un homme gentil et blasé qui se retire du monde. Continuer la lecture de « Mia Madre »

Terra

À l’occasion de la Cop 21, France 2 a diffusé Terra, le dernier film de Yann Arthus Bertrand et Michael Pitiot.

« Je suis l’humanité », dit Vanessa Paradis, qui accompagne de sa voix câline ce plaidoyer pour une nouvelle alliance avec la nature. Elle parle de la naissance de la vie, de ces lichens accrochés à la roche nue, de l’alliance des bactéries et des champignons, de l’organisation sociale des fourmis, et de l’apparition de l’homme, d’abord allié du loup, puis devenu son ennemi. Continuer la lecture de « Terra »

Les Cowboys

« Les Cowboys », premier film du scénariste Thomas Bidegain, décrit sur près de trente ans les tribulations d’une famille dont la fille est tombée dans les rets de l’Islam radical.

En 1994, dans l’Ain, une jeune fille disparait pendant un festival de musique folk country dont son père, Alain (François Damiens) est l’un des animateurs. Un gouffre s’ouvre sous les pieds d’Alain, de sa femme et de leur jeune fils. Ils apprennent que Kelly (Iliane Zabeth) était amoureuse d’un garçon, Ahmed, et que celui-ci avait versé dans l’Islam traditionnaliste. Continuer la lecture de « Les Cowboys »

Les « itinerrances » de Ferrante Ferranti

La base sous-marine de Bordeaux présente jusqu’au 13 décembre une exposition du photographe Ferrante Ferranti intitulée « itinerrances ».

Né en 1960 en Algérie d’une mère sarde et d’un père sicilien, élevé à Perpignan, Ferrante Ferranti se dit heureux de ne pas avoir de racines dans un territoire déterminé et d’avoir ainsi eu la liberté de devenir un citoyen du monde. En réalité, sa biographie démontre l’affection particulière qu’il porte à la Sicile, ce poumon de la Méditerranée où plusieurs civilisations ont laissé le meilleur d’eux-mêmes. « Le Radeau de la Gorgone », écrit avec Dominique Fernandez en 1988, témoigne de cette affection. Continuer la lecture de « Les « itinerrances » de Ferrante Ferranti »