Neruda

Dans « Neruda », Pablo Larrain évoque la traque du poète chilien Pablo Neruda par un policier en 1948.

En pleine hystérie maccarthyste aux États-Unis, le président chilien récemment élu avec les voix des communistes fait volte-face et engage la chasse aux sorcières. Le sénateur Ricardo Nefti Reyes Basoalto (Luis Gnecco), connu sous son nom de plume de Pablo Neruda, devient le symbole de l’opposition. Continuer la lecture de « Neruda »

Paterson

Avec « Paterson », son dernier film, Jim Jarmush compose une ode à la poésie et à l’amour conjugal.

Paterson est une ville du New-Jersey qui n’a d’autre atour que d’avoir vu naître des poètes. C’est là que vit Paterson, un homme d’une trentaine d’années, identifié à sa cité au point d’en porter le nom. Paterson (Adam Driver) est chauffeur d’autobus. Derrière la routine de journées semblables les unes aux autres, il cache sa passion secrète : écrire des poèmes. D’autres poètes se sont retranchés derrière l’apparente normalité d’un emploi subalterne, tels Fernando Pessoa ou Jean de la Ville de Mirmont. Continuer la lecture de « Paterson »

Les dimanches de Jean Dézert

« Transhumances » a récemment évoqué Jean de la Ville de Mirmont, poète bordelais mort au front en 1914 à l’âge de 27 ans. Voici maintenant une critique de « Les dimanches de Jean Dézert », son premier et unique roman, publié en cette même année 1914.

Jean Dézert, âgé de 27 ans, est originaire de Bordeaux mais habite Paris. Il est employé au Ministère de l’Encouragement au Bien (Direction du Matériel). Sa principale vertu, c’est de savoir attendre. « Toute la semaine, il attend le dimanche. À son Ministère, il attend de l’avancement, en attendant la retraite. Une fois retraité, il attendra la mort. Il considère la vie comme une salle d’attente pour voyageurs de troisième classe. » Continuer la lecture de « Les dimanches de Jean Dézert »

Umberto Eco, derrière les portes

Arte TV a rendu récemment hommage à Umberto Eco, décédé le 19 février dernier. Au cours d’une soirée spéciale ont été diffusés successivement le film « le nom de la rose » de Jean-Jacques Annaud et un documentaire tourné en 2012 dans lequel l’écrivain, alors âgé de 80 ans, évoquait sa vie et ses passions.

Intitulé « Umberto Eco, derrière les portes », le documentaire de Teri Weln Damisch fut tourné dans la maison d’Umberto Eco près de Rimini : un ancien couvent jésuite aux 40 pièces et 40 portes. Continuer la lecture de « Umberto Eco, derrière les portes »