Mon petit doigt m’a dit

France 3 a récemment diffusé « Mon petit doigt m’a dit », film réalisé en 2005 par Pascal Thomas d’après le roman d’Agatha Christie.

 Bélisaire Beresford (André Dussolier) et son épouse Prudence (Catherine Frot) mènent une vie heureuse dans une grande maison en aplomb d’un lac savoyard. Il a fait sa carrière dans les services secrets. Elle a une imagination débordante et n’aime rien tant que se mettre sur la piste de crimes, servie par son intuition (son petit doigt) et son opiniâtreté. Continuer la lecture de « Mon petit doigt m’a dit »

En Corps

Dans « En Corps », Cédric Klapisch raconte la chute et la lente reconstruction d’une danseuse étoile.

 Les premières quinze minutes du film sont consacrées à un ballet classique, la Bayadère. Il n’y aucun dialogue, seulement des échanges de regards. La danseuse étoile, Élise (Marion Barbeau), comprend que son compagnon le trompe. Elle se blesse gravement. Comme lui dira son kinésithérapeute Yann (François Civil), son appui lui a fait défaut. Continuer la lecture de « En Corps »

Le poids des morts

« Le poids des morts » (El peso de los muertos, 2006), roman de Victor del Árbol, est situé en novembre 1975, alors que Franco est mourant et que le système qu’il a mis en place est en pleine crispation.

 Lucia de Dios vit à Vienne avec son mari Andrés. Un ami de Barcelone lui révèle une nouvelle ahurissante : Nahum Marques, exécuté au garrot en 1945 pour avoir empoisonné son amante, serait vivant sous le nom de Liviano dans une prison-asile pour aliénés. Continuer la lecture de « Le poids des morts »

Dictionnaire amoureux de l’Espagne

Dans son « dictionnaire amoureux de l’Espagne, Michel Del Castillo raconte l’héroïsme mystique au cœur de l’identité espagnole. L’entrée « tauromachie » du dictionnaire sonne comme la synthèse de ses réflexions passionnées.

« Victoire de l’intelligence sur les instincts les plus primitifs, la corrida est une catharsis. Les masses de Cristianos Nuevos, de marranes, d’hérétiques et de morisques avaient dû pareillement déployer durant des siècles des trésors d’astuce et d’ingéniosité pour survivre : leur stratégie existentielle fut une tarea, une besogne, exigeant une attention vigilante. Ce qui se mime dans l’arène, c’est un drame collectif. » Continuer la lecture de « Dictionnaire amoureux de l’Espagne »