Steve Jobs

Dans le biopic qui vient de sortir sur les écrans, le réalisateur Danny Boyle présente Steve Jobs comme un homme qui compense une profonde insécurité personnelle par un positionnement messianique et tyrannique.

Le film est centré sur trois lancements de produits phares : Macintosh (1984), Nextcube (1988) et i-Mac (1998). Dans les heures et les minutes qui précèdent l’événement, Steve Jobs (Michael Fassenberg) s’affronte durement à Steve Wozniak (Seth Rogen), celui avec qui l’aventure d’Apple a commencé, dans un garage ; à John Sculley (Jeff Daniels), l’ancien président de Pepsi-Cola qui a trouvé les investisseurs qui ont permis à l’entreprise de se développer ; à Andy Hertzfeld (Michael Sthuhlarg), l’informaticien qui a développé le système d’exploitation du Mac. Continuer la lecture de « Steve Jobs »

Mon maître d’école

« Mon maître d’école », film documentaire d’Émilie Thérond, rend hommage à l’école publique laïque et obligatoire.

Émilie Thérond fut élève de Jean-Michel Burel à l’école communale du village de Saint Just et Vacquières dans le Gard. Devenue cinéaste et elle-même mère d’élèves, elle a filmé son ancien maître d’école tout au long de sa dernière année d’enseignement alors qu’il s’apprêtait à prendre sa retraite. Continuer la lecture de « Mon maître d’école »

Détenues

France 2 a récemment diffusé un documentaire de Marie Drucker, « détenues ».

Les acteurs du monde pénitentiaire se plaignent parfois de l’indifférence de l’opinion. Le documentaire de Marie Drucker a pourtant rassemblé, à 23 heures un soir de semaine, une audience de plus d’un million et demi de téléspectateurs. Continuer la lecture de « Détenues »

L’imposteur

Dans « l’imposteur » (publié en Espagne en 2014, traduction française chez Actes Sud), Javier Cercas s’efforce de comprendre Enric Marcos, l’homme qui présida l’Amicale du camp de concentration de Mauthausen et avait menti sur son passé de déporté.

Né en 1921, le Catalan Enric Marco a fréquemment raconté son histoire héroïque. Encore adolescent, il participa du côté républicain à la guerre civile espagnole. N’acceptant pas la défaite, il entra en résistance contre la dictature franquiste triomphante. Pour éviter la police des vainqueurs, il s’enfuit vers Marseille et fut livré à la Gestapo et déporté au camp de concentration de Mauthausen, en Autriche. Après la libération des camps, il revint à Barcelone et mena la lutte clandestine. Après la mort de Franco, il présida le syndicat anarchiste CNT, puis une fédération de parents d’élèves. Entre 2000 et 2005, il rejoignit l’Amicale espagnole des anciens déportés de Mauthausen qu’il finit par présider, ne ménageant pas sa peine pour que les Espagnols recouvrent la mémoire des Républicains persécutés en raison de leurs idéaux. Continuer la lecture de « L’imposteur »