Désobéissance

Dans « Disubbidienza » (Désobéissance), roman publié en 1948, l’écrivain italien Alberto Moravia décrit la crise existentielle qui mène un adolescent de 15 ans au bord de l’anéantissement et la sortie du tunnel par une initiation sexuelle.

 La lecture de « Disubbidienza » m’a été suggérée par Danny Laferrière dans son « journal d’un écrivain en pyjama ». En voici les premières phrases : « À l’issue de vacances à la mer, sur le lieu habituel, Luca revint en ville avec la sensation qu’il n’allait pas bien et qui tomberait bientôt malade. Il avait grandi de manière anormale ces derniers temps. À quinze ans, il avait déjà la stature d’un homme adulte. Mais les épaules étaient demeurées étroites et frêles, et dans le visage blanc, les yeux trop intenses semblaient dévorer les joues hâves et le front pâle. » Continuer la lecture de « Désobéissance »

Une belle fin

« Une belle fin », film réalisé par Uberto Pasolini, raconte une magnifique histoire servie par un acteur formidable, Eddie Marsan.

 John May (Eddie Marsan) est fonctionnaire d’une mairie de quartier à Londres. Son travail consiste à identifier les proches de personnes décédées dans la solitude. Il le fait avec un zèle particulier. Il est souvent le seul participant aux obsèques et rédige, à l’intention du célébrant, une vibrante eulogie en extrapolant les indices qu’il recueille dans leur dossier. Continuer la lecture de « Une belle fin »

Les Lettres Persanes

Lire ou relire les Lettres Persanes de Montesquieu vaut la peine. L’auteur cherchait à déstabiliser le lecteur par une mise à distance géographique. Il s’y ajoute aujourd’hui trois siècles de distance temporelle.

 J’ai désiré lire les Lettres Persanes en visitant le château de La Brède, près de Bordeaux, la demeure de Montesquieu (1688 – 1755). Il publia ce livre, sous un pseudonyme, à La Haye en 1721, six ans après le décès de Louis XIV. Continuer la lecture de « Les Lettres Persanes »

Le pape et la mafia

Arte TV a récemment diffusé un documentaire intitulé « le pape et la mafia », à la suite de l’excommunication des Mafieux par le pape François.

En juin 2014, à Reggio Calabria, le pape François excommunia les Mafieux :  « La ‘Ndrangheta  est adoration du mal et mépris du bien commun. Ce mal doit être combattu, chassé. Il faut lui dire non. (…) Ceux qui dans leur vie ont choisi cette voie du mal, comme les mafieux, ne sont pas en communion avec Dieu, ils sont excommuniés». Déjà en 1993 son prédécesseur Jean-Paul II avait fermement condamné la Mafia, qui avait réagi par des attentats contre des églises de Rome. Continuer la lecture de « Le pape et la mafia »