La double vie de Sarah Bernhardt

« Ma double vie » devait être le premier tome de l’autobiographie de Sarah Bernhardt (Feuilletto, 2012). Ecrit en 1907, le livre couvre la période qui s’étend de la naissance de Sarah (1844) à sa première tournée triomphale aux Etats-Unis (1880 – 1881). L’actrice est morte en 1923 sans avoir poursuivi ce travail.

 J’ai eu envie de lire la biographie de Sarah Bernhardt en visitant à la Pinacothèque de Paris l’exposition sur l’Art Nouveau. On y trouve en effet des affiches d’Alfons Mucha faisant la promotion de son théâtre et un autoportrait sculpté. Non conventionnelle, féminine, libre, pluridisciplinaire, la comédienne a partie liée avec un mouvement artistique tout entier construit sur la nature, la féminité et l’application aux objets de la vie quotidienne. Continuer la lecture de « La double vie de Sarah Bernhardt »

Les montagnes russes de la démocratie italienne

Quatre mois après avoir recueilli les voix de près d’un électeur sur quatre aux élections parlementaires et sénatoriales, le Mouvement 5 Etoiles de Beppe Grillo a réalisé un score de 2% aux élections municipales.

 La presse française a peu commenté les élections municipales qui viennent de se dérouler en Italie. Elle a surtout souligné le retour du Parti Démocrate à la mairie de Rome, conquise par la droite il y a cinq ans. Continuer la lecture de « Les montagnes russes de la démocratie italienne »

La droite selon Patrick Buisson

L’interview de Patrick Buisson dans Le Monde du 9-10 juin exprime clairement le projet politique qu’avait adopté Nicolas Sarkozy en vue de sa réélection l’an dernier.

 Patrick Buisson a le sens de la formule : « la présidentielle de 2012, dit-il, n’a pas été un échec mais une défaite fondatrice ». Selon lui, la droitisation du positionnement politique de l’ancien président de la République ne correspondait pas à une posture tactique, mais à une refondation de la droite. Continuer la lecture de « La droite selon Patrick Buisson »

Etat-Civil

Posséder un grand nombre de prénoms peut causer un embarras à l’Etat-Civil. Ce peut être aussi le symbole d’une profusion de racines et de vitalité.

A l’occasion du mariage civil de ma fille Florence, le maire s’est amusé de mon grand nombre de prénoms, au point d’en répéter avec gourmandise la litanie : Xavier Gaston Alfred François Raphaël. On remarquera non seulement l’abondance, mais la présence de signes diacritiques, cédille et tréma : bref, une horreur pour l’enregistrement administratif. Depuis l’avènement de l’informatique, ma riche palette ne cesse de me causer des tracas : pas assez d’octets pour caser tous mes qualificatifs, ou des octets trop obtus pour accepter le « ç » et le « ë » ! Continuer la lecture de « Etat-Civil »