W ou le souvenir d’enfance

Dans « W ou le souvenir d’enfance » (1975, l’Imaginaire Gallimard), Georges Perec intercale des souvenirs de son enfance, de sa naissance en 1936 à la Libération, à un récit imaginaire qui plante le décor terrifiant de la grande histoire.

 Georges Perec est né dans une famille juive polonaise immigrée en France. Son père meurt au front le jour de l’armistice, en juin 1940. Sa mère sera déportée à Drancy puis à Auschwitz en janvier 1943 et n’en reviendra pas. Lui-même est évacué vers la zone libre dans un train de la Croix Rouge en 1940 et vit jusqu’à la Libération entre Lans et Villard de Lans. Continuer la lecture de « W ou le souvenir d’enfance »

Mystérieuse hamza

La hamza (ء) est l’une des lettres de l’alphabet arabe. Mais elle a un statut à part qui la rend mystérieuse et poétique.

 Tout commence par une équivoque. Dans l’alphabet, c’est alif (ا) la première lettre. Mais comme aucun mot ne peut commencer par alif, c’est une autre lettre que l’on trouve d’abord dans le dictionnaire. Et cette lettre s’appelle hamza. Mais comme elle est timide, elle se camoufle dans la forme massive du alif, prenant la forme d’un petit galurin facétieux. Continuer la lecture de « Mystérieuse hamza »

Casse-tête chinois

« Casse-tête chinois », film de Cédric Klapisch, met en scène quelques-uns des étudiants Erasmus de « l’Auberge espagnole » (2002). Arrivés à la quarantaine, ils exercent un métier, ils ont vécu des histoires d’amour tumultueuses et ils élèvent les enfants nés de ces amours.

 Xavier (Romain Duris) est le récitant de ce film, comme il l’était de l’Auberge espagnole. Il est devenu romancier et la matière première de ses livres est sa propre vie. Et sa vie est compliquée, dit-il, un vrai casse-tête chinois. La rupture de son mariage avec Wendy (Kelly Reilly), qui quitte Paris pour New-York en emmenant leurs deux enfants, le conduit à y émigrer, lui aussi. C’est à China Town qu’il finit par trouver un appartement à un prix abordable. Continuer la lecture de « Casse-tête chinois »

A la découverte de la langue arabe

Depuis deux mois, je suis lancé à la découverte de la langue arabe.

 Jeune coopérant à Alger, de 1974 à 1976, j’avais appris chez les Sœurs Blanches l’arabe dialectal par une méthode rigoureusement auditive : nos professeures étaient des pionnières du laboratoire de langues. Je m’étais promis d’apprendre l’arabe littéraire lorsque j’en aurais le temps. Le moment est venu, en effet, près de quarante ans plus tard. Je me suis inscrit en première année de licence d’arabe à l’Université Montaigne. Continuer la lecture de « A la découverte de la langue arabe »