Le train des enfants

« Il treno dei bambini », roman de Viola Ardone (2019, « le train des enfants » dans la traduction française) est un roman poignant sur le destin et l’amour filial.

 Comme dans « l’amie prodigieuse » d’Elena Ferrante, il est question dans « le train des enfants » des quartiers populaires de Naples et de chaussures. « Ma maman devant et moi derrière, dit Amerigo Speranza, 7 ans, un jour de novembre 1946. Dans les ruelles des Quartiers espagnols ma maman marche vite : pour chacun de ses pas, un pas pour moi. Je regarde les chaussures des gens. » Les chaussures sont, pour ce petit enfant, ce qui distingue un riche d’un miséreux. Lui n’a jamais eu droit qu’à des chaussures usagées et trouées, faites aux pieds d’autres personnes, qui lui font mal. Continuer la lecture de « Le train des enfants »

Cocaine prison

J’ai eu l’occasion de voir récemment « Cocaine prison », film documentaire de Violeta Ayala (2017).

Hernán et Daisy Torrez Vargas sont les aînés d’une fratrie de six enfants dans la région montagneuse de Cochabamba en Bolivie. Leur père cultive la feuille de coca. Hernán rêve d’être musicien. Pour accomplir son rêve, il accepte de transporter de la cocaïne jusqu’en Argentine. Il est arrêté par la police et enfermé dans la prison San Sebastián. Continuer la lecture de « Cocaine prison »

Captain Fantastic

Arte TV a récemment diffusé « Captain Fantastic », film de Matt Ross (2016) avec Viggo Mortensen dans le rôle principal.

 Ben Cash (Viggo Mortensen) vit avec ses six enfants âgés de 18 à 5 ans en quasi-autosubsistance au fond d’une immense forêt du nord-ouest des États-Unis. Ben et son épouse Leslie leur ont fabriqué des prénoms pour qu’ils ne ressemblent à personne d’autre sur terre : Bo, Kelyr, Vespyr, Relian, Zajer et Nai. Continuer la lecture de « Captain Fantastic »

Flaubert

Nous célébrons cette année le bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert. J’ai lu à cette occasion sa biographie publiée par Michel Winock en 2013.

 L’homme Flaubert ne m’est pas sympathique. Son pessimisme sur la condition humaine, son dégoût de la vie, son permanent sentiment d’ennui, son allergie à la loi du nombre et au suffrage universel, son refus de construire une vie de famille me prennent à rebrousse-poil. Continuer la lecture de « Flaubert »