Retour chez ma mère

« Retour chez ma mère », film d’Éric Lavaine avec Josiane Balasko et Alexandra Lamy dans les rôles principaux, est une comédie bien enlevée. Il est construit sur un thème éternel, la famille, placé dans un contexte très actuel, celui d’adultes obligés par les circonstances de revenir habiter chez leurs parents.

Stéphanie (Alexandra Lamy) a tout perdu dans la faillite du cabinet d’architecture dont elle était gérante. Elle trouve refuge chez sa mère Jacqueline (Josiane Balasko). Celle-ci accueille à bras ouverts sa petite fille chérie. Mais elle peine à la considérer comme une adulte : « ne fais pas ceci ou cela ! », « d’où viens-tu ? »… Et sa vie est trop bien réglée pour laisser de l’espace à Stéphanie : l’appartement est surchauffé, le café imbuvable, le chat intrusif ; et Stéphanie aurait envie de tuer la « petite Marie » de Cabrel, dont le CD passe en boucle toute la journée, repris à pleins poumons par Jacqueline. Continuer la lecture de « Retour chez ma mère »

L’adversaire

Arte TV a récemment diffusé « L’adversaire », un film de Nicole Garcia tiré du livre éponyme d’Emmanuel Carrère.

Le film s’inspire d’un fait divers effroyable survenu en 1993 : Jean-Claude Romand avait assassiné sa femme, ses deux enfants et ses parents avant de rater son suicide ; pendant quinze ans, il s’était fait passer pour un médecin travaillant pour l’Organisation Mondiale de la Santé, et tout le monde l’avait cru. Continuer la lecture de « L’adversaire »

The Party

Les circuits de distribution ont eu la bonne idée de sortir de nouveau en salle « The Party », un film de Blake Edwards (1968) avec Peter Sellers dans le rôle principal : hilarant.

Hrundi V. Bakshi (Peter Sellers) est un acteur indien engagé sur le tournage d’un film d’action sur le conflit entre l’Empire Britannique et des insurgés dans l’Inde coloniale. C’est Monsieur Catastrophe. Chargé de sonner le clairon du sommet d’une colline, il y arrive si épuisé que le souffle n’est plus qu’un râle répété. Il s’empêtre les pieds dans un câble et appuie involontairement sur la commande de déflagration des explosifs chargés de détruire un fortin ; le seul ennui, c’est que les caméras ne filment pas. Continuer la lecture de « The Party »

L’origine de la violence

Dans « l’origine de la violence », le metteur en scène Élie Chouraqui montre comment d’une histoire familiale secouée par l’histoire et cachée sous le tapis peuvent naître des peurs incontrôlables aujourd’hui.

Nathan Fabre (Stanley Weber) est né d’une famille bourgeoise catholique. C’est un homme normal, un professeur de littérature sans histoire. Sauf qu’il est parfois pris de crises de colère dans lesquelles il ne se domine pas et frappe. Dans un parking d’aéroport, il s’emporte contre un automobiliste qui le frappe, et Gaby (Miriam Stein), sa fiancée allemande, prend peur et le quitte. Continuer la lecture de « L’origine de la violence »