Chronique d’étonnement n°111

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article, je m’étonne de l’erreur de communication commise par le ministre israélien de la sécurité lorsqu’il a mis en scène l’humiliation de militants occidentaux ; et je fais part de ma bonne surprise à la visite du musée du Président Jacques Chirac en Corrèze.

Focus sur les prisonniers palestiniens

Les médias occidentaux ont donné une large place à la vidéo diffusée par le ministre de la Sécurité d’Israël, Itamar Ben Gvir, montrant des dizaines de militants de l’organisation Flotille pour Gaza agenouillés, face contre terre et les mains entravées.

Ce n’est pas la cruauté de cette scène qui m’étonne. Les bombardements d’hôpitaux et d’écoles, les confiscations de terres et les destructions de maisons dont les familles sont chassées, relèvent de crimes contre l’humanité.

Ce qui m’a surpris, c’est l’erreur commise en matière de communication. Ben Gvir est tellement fanatisé et si sûr de son impunité qu’il n’a pas compris que, derrière l’image des militants maltraités, l’opinion occidentale allait voir celle, jusque là occultée, des détenus palestiniens soumis à des violences inouïes, y compris sexuelles comme à la tristement fameuse prison américaine d’Abou Ghraib en Irak.

Le musée du Président Jacques Chirac

Sarran est un petit village de Corrèze, près d’Égletons. Le musée du Président Jacques Chirac y a été installé dans un bâtiment ultramoderne construit pour l’occasion. Je m’attendais à une hagiographie de Jacques Chirac. La « Galerie des Présidents » ne lui est pas réservée. Elle est à la gloire de la cinquième République et donne une place égale aux huit chefs de l’État en fonction depuis sa création, de Charles de Gaulle à Emmanuel Macron.

Une magnifique exposition intitulée « mode et diplomatie » présente des robes et des costumes portés à l’occasion de rencontres officielles internationales. Ils sont vecteurs de l’image que veulent donner d’eux-mêmes les pays d’Europe, d’Amérique, d’Asie, d’Afrique, du Moyen-Orient. Coupe, étoffes, couleurs sont magnifiques.

J’ai été ébloui par la « réserve visitable » qui donne à voir 800 objets offerts à Jacques Chirac pendant ses deux mandats présidentiels. Ils sont regroupés par genre (joaillerie, céramique, sculptures, textiles…), ce qui permet d’admirer côte à côte des créations artistiques, pour la plupart contemporaines, venant des cinq continents.

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