Lisbonne

Nous nous sommes retrouvés avec deux couples d’amis pendant cinq jours à Lisbonne.

Le but principal de ce voyage était la rencontre de Loira, qui se bat depuis deux ans contre le cancer, et de son mari Alexandre. Leur courage dans l’épreuve nous impressionne et nous émeut. Nous avons éprouvé combien l’amitié résiste aux années et combien l’adversité la renforce.

J’ai travaillé à Lisbonne pendant cinq ans il y a près d’un quart de siècle. La rénovation des vieux immeubles de la capitale, dont beaucoup étaient en ruine, est remarquable. Les quartiers d’affaire flambant neufs de Carnaxide et Oeiras, dans sa banlieue ouest, témoignent de la croissance économique de ces dernières années.

Saint Vincent, cathédrale de Lisbonne

Nous visitons la cathédrale (Sè), un vaste édifice roman du douzième siècle. Le trésor permet d’admirer des objets de piété anciens, telle cette statuette de Saint Vincent qui m’émeut par sa naïveté. J’ai évoqué dans une chronique d’étonnement la découverte de la fondation José Saramago dans un immeuble remarquable, la Casa dos Bicos. Un moment fort a été la soirée à Fado ao Carmo, un restaurant dont le dîner est interrompu à trois reprises par une chanteuse ou un chanteur. Ils n’interprètent pas que des chansons marquées par la « saudade » et la tristesse. Certains airs populaires sont gais et entraînants.

Salle du Palais de Queluz
Dans le jardin du château de Queluz

Le palais national de Queluz a été construit au dix-huitième siècle dans l’esprit de rivaliser avec celui de Versailles. On est en effet impressionné par la magnificence des salles de réception et par l’harmonie des jardins, parsemés de sculptures.

Bibliothèque du palais-monastère de Mafra

 Le palais-monastère de Mafra, à une quarantaine kilomètres au nord de Lisbonne, émulait quant à lui l’Escorial dans son ambition de faire se côtoyer la vie de Cour et la vie monastique. C’est le gigantisme de l’édifice qui impressionne. José Saramago a consacré à sa construction son roman Memorial do Convento (traduit en français sous le titre « le Dieu manchot »). Dans le palais, nous lisons l’histoire du roi Carlos I, assassiné en 1908 à l’âge de 45 ans après 9 ans de règne. Il fut l’homme de multiples femmes et de multiples passions, dont l’océanographie. Près de la forteresse de Cascais, une statue lui rend hommage.

Sttue du roi Carlos I, Cascais

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *