À Toulouse, dans le palais Assézat, la Collection Bemberg présente, jusqu’au 13 septembre 2026 une exposition consacrée au peintre espagnol Joaquín Sorolla (1863 – 1923) , présenté comme « maître de la lumière ».
L’exposition est construite autour de trois thèmes : les bords de mer, les portraits et les jardins.
Né à Valence, Sorolla a été fasciné par le bord de mer. Il s’intéressa d’abord à la vie quotidienne du peuple des pêcheurs sur les plages de Valence : le chargement et le déchargement des bateaux, la réparation des filets, le jeu du vent dans les voiles, les ombres projetées sur le sable.
À mesure qu’il rencontra le succès, c’est la plage comme lieu de loisir et de bien-être qui le fascina. À Valence, Saint Sébastien ou Biarritz, il représenta des enfants nus jouant avec des maquettes de bateaux, il peignit son épouse et ses filles au bord de l’eau, habillées de robes d’un blanc immaculé.
La seconde thématique de l’exposition est le portrait. L’épouse et les filles de l’artiste furent ses modèles préférés. Il exécuta aussi des commandes de personnalités espagnoles et étrangères qui lui assurèrent une aisance financière. Pendant huit ans, de 1911 à 1919, il parcourut inlassablement l’Espagne pour saisir l’âme de son pays, en particulier par le visage de ses habitants.
Vers la fin de sa vie, Sorolla s’intéressa aux jardins, ceux de l’Alcazar de Séville et de l’Alhambra de Grenade, puis celui de sa maison-atelier à Madrid, devenue Musée Sorolla. Il se passionna en particulier pour les pièces d’eau reflétant la végétation, comme pendant des décennies pour les rivages maritimes.
L’exposition de la Collection Bemberg comporte peu d’œuvres, mais elles sont emblématiques de l’œuvre de Sorolla. La lumière y règne en maître. Ce qui m’a étonné, c’est la dualité de ses inspirations : il peint la haute société, l’élégance, la mode ; mais il s’intéresse aussi aux petites gens, pêcheurs de Valence, danseuses de flamenco, paysans de Galice.


