Nous sommes jeunes, nous sommes forts

C’est un film très fort sur la mécanique xénophobe qu’a réalisé l’Allemand d’origine afghane Burhan Qurbani et qu’Arte TV a récemment diffusé.

En août 1992, la ville de Rostock est le théâtre de violents incidents dont les protagonistes sont de jeunes extrémistes qui, avec le soutien d’une partie de la population, entendent contraindre la municipalité à fermer un centre d’accueil de demandeurs d’asile, principalement fréquenté par les Roumains et des Tsiganes, ainsi que des appartements qui accueillent des familles vietnamiennes. Continuer la lecture de « Nous sommes jeunes, nous sommes forts »

Belle de Jour

Inspiré d’un roman de Joseph Kessel, le film « Belle de Jour » a été réalisé par Luís Buñuel en 1967. Il a été récemment diffusé par Arte TV.

Séverine Sérizy (Catherine Deneuve) est une jeune bourgeoise qui a fait un an auparavant ce qu’il convient d’appeler un beau mariage avec un Pierre (Jean Sorel), un jeune chirurgien beau, riche et gentil. Elle aime la présence de cet homme bien sous tous rapports. Mais physiquement, elle n’est pas attirée par lui. Sa vie dérive dans l’ennui. Continuer la lecture de « Belle de Jour »

Il m’a appelée Malala

France 5 a récemment diffusé un beau documentaire de Davis Guggenheim sur Malala Yousafzai, qui obtint en 2014 le Prix Nobel de la Paix pour son action en faveur de l’instruction des petites filles.

Ziauddin Yousafzai, le père de Malala, choisit ce prénom lors de sa naissance en 1997 en mémoire de Malalaï de Malwand, une poétesse afghane qui galvanisa la révolte contre les troupes britanniques en 1880 et le paya de sa vie. Continuer la lecture de « Il m’a appelée Malala »

L’emprisonnement à la criée

J’ai eu l’occasion récemment de rencontrer l’équipe des visiteurs de la maison d’arrêt de Niort. Ils m’ont raconté une expérience originale : comment des crieurs de rue ont mis la prison en scène sur une place de la ville, le 19 novembre 2014.

La maison d’arrêt de Niort a une capacité de 66 places. Elle a été mise en service en 1853. Elle est située derrière le palais de justice de la ville. Elle a été construite selon le principe « panoptique » décrit par Michel Foucault dans « surveiller et punir » : les cellules sont placées en éventail, de sorte que du point central il est possible d’observer l’ensemble de la détention. Le bâtiment a été classé au registre des monuments historiques le 14 avril 1987. Continuer la lecture de « L’emprisonnement à la criée »