Les Tribulations d’Erwin Blumenfeld, 1930 – 1950

Le Musée d’Art et d’histoire du Judaïsme (MAHJ) consacre une exposition au photographe Erwin Blumenfeld (1897 – 1969) dans la période de 1930 à 1950 qui couvre la montée du nazisme, la seconde guerre mondiale et l’immédiat après-guerre.

 Le titre de l’exposition, « les Tribulations d’Erwin Blumenfeld » rend bien compte de la vie romanesque de cet homme. Né à Berlin dans la bourgeoisie juive, il a 16 ans quand son père meurt, ce qui le prive de réaliser des études. Il participe à la Grande Guerre de 1916 à 1918. Il rejoint alors à Amsterdam sa fiancée et ouvre un commerce de maroquinerie qui périclite en 1935. Continuer la lecture de « Les Tribulations d’Erwin Blumenfeld, 1930 – 1950 »

Babylon

Dans Babylon, Damien Chazelle plonge le spectateur dans le Hollywood des années 1920, lorsque l’industrie du cinéma, déjà en pleine explosion, subit la déflagration de la technologie du parlant.

 Une fête orgiaque est organisée par un magnat du cinéma. Un jeune Mexicain, Manny Torres (Diego Calva) a été chargé du transport du clou de la soirée, un éléphant en chair, en os et en poids. Il aide Nellie LaRoy (Margot Robbie) à s’infiltrer dans la fête. Continuer la lecture de « Babylon »

Le surveillant pénitentiaire, prisonnier de son image

« Le Visiteur dans & hors les murs », magazine de l’Association nationale des personnes sous main de justice (ANVP), consacre dans son numéro de décembre 2022 un passionnant dossier au  métier de surveillant pénitentiaire.

Le surveillant, nous dit ce dossier, est « prisonnier de son image » : celle du « maton », simple porteur de clés avec pour mission d’empêcher les évasions. S’y ajoute un environnement professionnel détestable : des locaux délabrés, la violence qui rôde, le trop grand nombre des détenus et le sous-effectif du personnel. Continuer la lecture de « Le surveillant pénitentiaire, prisonnier de son image »

Nanda Vigo, l’espace intérieur

Le Musée des arts décoratifs et du design de Bordeaux présente jusqu’au 28 janvier 2023 une remarquable exposition intitulée « Nanda Vigo, l’espace intérieur ».

La référence à l’espace intérieur n’est pas en adéquation avec le lieu qui accueille l’exposition : l’ancienne prison municipale, dont la fonction primitive n’avait rien d’artistique. Les jeux de lumière et de miroirs  caractéristiques du travail de Nanda Vigo semblent dilater les murs des cellules dans lesquelles les détenus se sentaient probablement bien à l’étroit. Continuer la lecture de « Nanda Vigo, l’espace intérieur »