Les rêveurs, le film

Pour son premier film en tant que réalisatrice, Isabelle Carré a adapté son roman autobiographique, « les rêveurs », paru en 2018.

Elisabeth (Isabelle Carré elle-même) anime un atelier d’écriture avec des adolescents dans le secteur psychiatrique de l’hôpital Necker. Elle confie aux jeunes qu’elle y a été internée lorsqu’elle avait 14 ans, à la suite d’une tentative de suicide. Continuer la lecture de « Les rêveurs, le film »

Toutes peines confondues

Les éditions iX ont publié en mars 2025 « Toutes peines confondues, de la disparition forcée à l’engagement citoyen, parcours d’une ex-détenue politique marocaine », livre de Fatna el Bouih, traduit de l’arabe (Maroc) par Souad Labbize.

Fatna el Bouih, âgée aujourd’hui de soixante-dix ans, est depuis son adolescente une militante. La cause qu’elle défend est celle des personnes détenues, en particulier des femmes. Elle est aussi le devoir de mémoire à l’égard des personnes victimes de la répression, au Maroc et dans le monde. Continuer la lecture de « Toutes peines confondues »

Chronique d’étonnement n°98

Je souhaite partager dans « transhumances » ce qui m’a étonné, dans ma vie personnelle comme dans l’actualité.

Dans cet article de transhumances, je constate que le renoncement du premier ministre au recours à l’article 49-3 de la Constitution place le Parlement au centre de la vie publique ; je m’étonne que certaines forêts émettent davantage de CO2 qu’elles n’en stockent ; je me réjouis de la libération de Nicolas Sarkozy, qui démontre que d’autres peines existent au lieu de l’incarcération ; je m’étonne de la longévité du président camerounais Paul Biya, récemment réélu à l’âge de 92 ans. Continuer la lecture de « Chronique d’étonnement n°98 »

L’université de la prison romaine de Rebibbia

Dans « L’università di Rebibbia », Goliarda Sapienza raconte avec passion et humour son séjour au quartier femmes de la prison romaine de Rebibbia en 1980 où elle avait été enfermée à la suite d’un vol de bijoux. Ce récit autobiographique, publié en Italie en 1983, a été traduit en français par Nathalie Castagné en 2013 aux Éditions Le Tripode. Les citations incluses dans cet article ont été traduites par l’auteur de Transhumances.

 La prison de Rebibbia où Goliarda a été incarcérée en 1980 ne ressemblait pas aux maisons d’arrêt françaises. En France, le système pénitentiaire cherche à isoler le plus possible les personnes détenues, à les maintenir dans une cellule, idéalement seules dans un tout petit espace. À Rebibbia, une fois passé le glacial « cheminement d’immersion dans la peine » des premiers jours,  les pièces sont ouvertes. Lors des fêtes entre détenues, on consomme le vin et la bière qu’on a cantinés. Continuer la lecture de « L’université de la prison romaine de Rebibbia »