L’art de perdre

Dans « l’art de perdre », Alice Zeniter évoque la quête d’identité d’une jeune descendante de harkis.

Ce qu’il faut apprendre à savoir perdre, c’est un pays, ou plutôt l’image sanctuarisée qu’on se fait d’un pays lorsqu’on l’a quitté il y a longtemps. Quand Naïma entend parler la grand-mère Yema de l’Algérie, celle-ci « ressemble à un conte de fées pétri d’un symbolisme archaïque ». Lorsqu’à la faveur d’un voyage professionnel, la jeune femme fait un voyage en Kabylie et se rend dans le village de sa famille, c’est un pays en vie qu’elle découvre, un pays « en mouvement, fait de circonstances historiques modifiables et non de fatalités irréversibles ». Continuer la lecture de « L’art de perdre »

2018

Dans la forêt de Bois de Nèfles à La Réunion, cet arbre qualifié de « roi des tamarins » a plus de quatre cents ans d’âge. Il a résisté à plusieurs cyclones.

Il protège les végétaux qui vivent sous son ombrage.

 Il a partie liée avec l’harmonie, avec la beauté.

 J’ai choisi cette image pour représenter ce que je vous souhaite pour l’année qui commence : enracinement, élan vers le ciel, résilience, humus, équilibre.

 

Enfances

Les Archives départementales de la Gironde présentent, jusqu’au 30 mars 2018, une passionnante exposition intitulée « Enfances, grandir de la renaissance au baby-boom ».

L’essentiel de l’exposition est constitué de documents d’archives : manuscrits, affiches, photographies. Une illustratrice, Larra Mendy, a créé un théâtre d’ombres qui illustre les chapitres mis en évidence : la santé, le travail, l’éducation, la punition des enfants ces derniers siècles en Gironde. Continuer la lecture de « Enfances »

La promesse de l’aube

« La promesse de l’aube », film d’Éric Barbier avec Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney dans les rôles principaux, adapte à l’écran le livre que Romain Gary (1914 – 1980) écrivit sur sa relation avec sa mère.

Au départ était la mère, Nina Kacew, Russe de Lituanie (Charlotte Gainsbourg). Abandonnée par son mari, elle s’exile avec son fils Roman dans une petite ville polonaise. Elle a une revanche à prendre sur une existence médiocre. Elle s’invente comme styliste et n’hésite pas à embaucher un comédien (Didier Bourdon) pour simuler la présence d’un grand couturier français à l’inauguration de son atelier. Continuer la lecture de « La promesse de l’aube »